Dans cet article
- Le changement de syndic de copropriété obéit à une procédure stricte encadrée par la loi du 10 juillet 1965 et renforcée par la loi ALUR de 2014, avec un vote à la majorité absolue de l’article 25
- Depuis 2026, tout contrat de syndic doit respecter un contrat-type réglementaire (décret du 26 mars 2015) qui facilite la comparaison entre prestataires
- Le délai légal de transmission des documents et fonds par l’ancien syndic au nouveau est fixé à un mois pour les documents et trois mois pour les fonds après la prise de fonction
- La mise en concurrence du syndic est obligatoire dès lors qu’un copropriétaire en fait la demande au conseil syndical, conformément à l’article 21 de la loi de 1965
- Un changement syndic copropriété en cours de mandat reste possible, mais uniquement pour faute grave ou carence du syndic en place, sur décision de l’assemblée générale
- Les honoraires des syndics professionnels oscillent en 2026 entre 120 et 250 € HT par lot et par an selon la taille de la copropriété et la région
Sommaire
- Pourquoi changer de syndic de copropriété ?
- Le cadre légal du changement de syndic en 2026
- Les 5 étapes pour changer de syndic de copropriété
- Peut-on changer de syndic en cours de mandat ?
- Comparatif des types de syndics en 2026
- Reprise des comptes et transmission des documents
- Nouvelles obligations des syndics en 2025 et 2026
- Les erreurs à éviter lors d’un changement de syndic
- Modèle de courrier pour la mise en concurrence
Après quatorze années passées à décrypter le marché immobilier français, d’abord aux Échos puis à Challenges, je constate que la question du changement de syndic de copropriété revient chaque année dans le top des préoccupations des copropriétaires. Et pour cause : entre opacité des comptes, honoraires en hausse et qualité de service inégale, beaucoup de conseils syndicaux envisagent légitimement de changer de prestataire. J’ai rédigé ce guide complet pour vous accompagner pas à pas dans cette démarche, en m’appuyant sur les textes de loi en vigueur et les retours de terrain que je recueille au quotidien.
Pourquoi changer de syndic de copropriété ?
Le changement syndic copropriété n’est jamais une décision anodine. Il mobilise du temps, de l’énergie et suppose une organisation rigoureuse. Pourtant, plusieurs situations justifient pleinement cette démarche.
Les motifs les plus fréquents que j’observe sont les suivants :
- Manque de réactivité : courriers sans réponse, sinistres traités avec retard, travaux urgents non suivis
- Opacité comptable : absence de transmission régulière des relevés de charges, comptes annuels peu détaillés ou présentés tardivement
- Honoraires excessifs : multiplication des prestations facturées hors forfait, dépassement systématique du budget prévisionnel
- Non-respect des obligations légales : défaut d’immatriculation au registre national des copropriétés, absence de fiche synthétique de la copropriété, extranet non fonctionnel
- Dégradation de l’entretien : parties communes mal entretenues, prestataires de ménage ou de maintenance non contrôlés
Je recommande toujours de formaliser ces griefs par écrit avant d’engager la procédure. Un historique documenté facilite la mobilisation des copropriétaires lors du vote en assemblée générale. Pensez également à consulter les appels de fonds en copropriété des dernières années pour objectiver d’éventuelles dérives budgétaires.
Le cadre légal du changement de syndic en 2026
Le cadre juridique du changement de syndic repose sur plusieurs textes fondamentaux que tout copropriétaire engagé dans cette démarche doit connaître.
La loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis constitue le socle. Son article 25 précise que la désignation d’un nouveau syndic s’effectue à la majorité absolue des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents). Si cette majorité n’est pas atteinte mais que le projet recueille au moins un tiers des voix, un second vote à la majorité simple (article 25-1) peut être organisé immédiatement.
La loi ALUR du 24 mars 2014 a considérablement renforcé les droits des copropriétaires en matière de changement de syndic copropriété. Elle a notamment :
- Imposé un contrat-type obligatoire (décret n° 2015-342 du 26 mars 2015) avec une liste limitative de prestations incluses dans le forfait
- Rendu obligatoire la mise en concurrence du syndic par le conseil syndical avant chaque renouvellement de mandat
- Créé l’obligation d’ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat des copropriétaires
- Instauré un extranet permettant à chaque copropriétaire d’accéder aux documents essentiels de la copropriété
L’article 18 de la loi de 1965 encadre quant à lui les obligations du syndic sortant en matière de transmission des archives et des fonds. Le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 précise les délais : un mois pour les documents, trois mois pour les fonds, à compter de la cessation des fonctions.

Les 5 étapes pour changer de syndic de copropriété
Voici la procédure complète que je recommande pour mener à bien un changement de syndic de copropriété dans les règles de l’art.
Étape 1 : mobiliser le conseil syndical
Le conseil syndical joue un rôle central dans la démarche. C’est lui qui, en vertu de l’article 21 de la loi de 1965, est chargé de la mise en concurrence du syndic. Réunissez les membres du conseil pour dresser un bilan factuel de la gestion en place : qualité du suivi, respect des délais, transparence des comptes, montant des honoraires.
Si votre copropriété ne dispose pas de conseil syndical, un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix peuvent demander l’inscription du changement de syndic à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale (article 8 du décret de 1967).
Étape 2 : solliciter des devis auprès de syndics concurrents
Je conseille de contacter au minimum trois syndics professionnels pour obtenir des propositions comparables. Depuis le contrat-type de 2015, tous les devis doivent suivre le même format, ce qui facilite grandement la comparaison. Vérifiez systématiquement :
- Le montant du forfait annuel (honoraires de gestion courante)
- La liste et le tarif des prestations particulières (hors forfait)
- Les frais liés aux assemblées générales extraordinaires
- Les conditions de gestion des sinistres et du suivi des travaux
- La détention ou non d’une certification NF Habitat ou équivalent
N’hésitez pas à explorer aussi l’option du syndic coopératif ou du syndic en ligne, dont les tarifs sont souvent inférieurs de 30 à 50 % aux syndics traditionnels.
Étape 3 : inscrire le changement à l’ordre du jour de l’assemblée générale
Les projets de résolution relatifs à la désignation d’un nouveau syndic doivent figurer à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Le conseil syndical, ou à défaut les copropriétaires demandeurs, adressent les propositions de contrat au syndic en place par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce dernier est tenu de les joindre à la convocation de l’assemblée générale, envoyée au moins 21 jours avant la date de réunion (article 9 du décret de 1967).
Point important : le syndic en place ne peut pas refuser d’inscrire cette question à l’ordre du jour. Tout refus constituerait une faute de gestion.
Étape 4 : voter le changement en assemblée générale
Le jour de l’assemblée générale, deux résolutions distinctes doivent être votées :
- Le non-renouvellement du mandat du syndic sortant (ou la révocation en cas de mandat en cours) : vote à la majorité absolue de l’article 25
- La désignation du nouveau syndic : vote également à la majorité absolue de l’article 25
Si la majorité absolue n’est pas atteinte au premier tour mais que le projet a recueilli au moins le tiers des voix, la passerelle de l’article 25-1 permet un second vote immédiat à la majorité simple des présents et représentés. C’est un mécanisme que je vois régulièrement utilisé dans les grandes copropriétés où l’absentéisme est élevé.
Étape 5 : organiser la transition et la reprise des comptes
Une fois le vote acquis, le nouveau syndic prend ses fonctions à la date fixée par l’assemblée générale. L’ancien syndic doit alors remettre l’ensemble des documents et fonds dans les délais légaux. J’aborde ce point crucial plus en détail dans la section consacrée à la reprise des comptes.
Peut-on changer de syndic en cours de mandat ?
Oui, il est possible de changer de syndic en cours de mandat, mais uniquement dans des cas précis. L’article 18 de la loi de 1965 prévoit la révocation du syndic pour motif légitime, à tout moment, par décision de l’assemblée générale votée à la majorité absolue de l’article 25.
Les motifs légitimes reconnus par la jurisprudence incluent :
- Faute de gestion caractérisée : détournement de fonds, absence de compte bancaire séparé, non-souscription de l’assurance de l’immeuble
- Carence grave : défaut prolongé d’entretien mettant en danger la sécurité des occupants, non-convocation de l’assemblée générale annuelle
- Non-respect répété des obligations légales : absence d’immatriculation au registre national, défaut de transmission de la fiche synthétique
Pour déclencher cette procédure hors assemblée générale ordinaire, les copropriétaires doivent convoquer une assemblée générale extraordinaire. Si le syndic en place refuse de la convoquer, le président du conseil syndical peut saisir le président du tribunal judiciaire pour obtenir la désignation d’un administrateur provisoire (article 49 du décret de 1967).
Attention : une révocation sans motif légitime expose le syndicat des copropriétaires à verser des dommages et intérêts au syndic révoqué. Je recommande systématiquement de documenter les manquements par des courriers recommandés et des constats avant d’engager cette voie.

Comparatif des types de syndics en 2026
Pour vous aider à choisir le bon prestataire lors de votre changement de syndic copropriété, voici un tableau comparatif des trois grandes catégories de syndics disponibles en 2026.
| Critère | Syndic professionnel traditionnel | Syndic en ligne | Syndic coopératif (bénévole) |
|---|---|---|---|
| Coût moyen par lot et par an | 150 à 250 € HT | 80 à 150 € HT | 0 à 50 € (frais de fonctionnement) |
| Disponibilité | Horaires de bureau, agence physique | Plateforme en ligne 24h/24, support par chat et téléphone | Variable selon la disponibilité du bénévole |
| Gestion comptable | Incluse dans le forfait | Incluse, souvent automatisée | À la charge du président du conseil syndical |
| Suivi des travaux | Pris en charge (honoraires spécifiques) | Accompagnement à distance, réseau d’artisans partenaires | Gestion directe par les copropriétaires |
| Carte professionnelle | Obligatoire (loi Hoguet) | Obligatoire (loi Hoguet) | Non requise |
| Adapté aux copropriétés de | Toutes tailles | Petites et moyennes (5 à 50 lots) | Très petites (moins de 15 lots) |
| Garantie financière | Oui, obligatoire | Oui, obligatoire | Non requise |
Le choix dépend de la taille de votre copropriété, du niveau de technicité des travaux à gérer et de l’implication que les copropriétaires sont prêts à consacrer. Pour une copropriété de plus de 30 lots avec des travaux de rénovation énergétique en cours, je privilégie un syndic professionnel expérimenté. Pour une petite résidence bien entretenue, un syndic en ligne peut représenter une économie substantielle. Si vous envisagez des travaux liés au DPE en copropriété, la capacité du syndic à piloter un plan pluriannuel de travaux sera déterminante.
Reprise des comptes et transmission des documents
La reprise des comptes constitue souvent l’étape la plus délicate d’un changement de syndic de copropriété. L’article 18-2 de la loi de 1965 fixe des délais impératifs que l’ancien syndic doit respecter sous peine de sanctions.
Voici le calendrier légal de transmission :
- Dans un délai d’un mois après la cessation des fonctions : remise de l’ensemble des documents relatifs à la copropriété (procès-verbaux d’assemblées générales, contrats en cours, archives, carnets d’entretien, diagnostics techniques)
- Dans un délai de trois mois : transfert des fonds détenus pour le compte du syndicat (solde du compte bancaire, fonds de travaux, provisions)
En cas de non-respect de ces délais, le nouveau syndic peut :
- Adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception
- Saisir le président du tribunal judiciaire en référé pour obtenir la remise des documents sous astreinte
- Engager la responsabilité civile de l’ancien syndic pour le préjudice subi par le syndicat
Je conseille au nouveau syndic d’établir un état contradictoire des comptes dès réception des documents. Ce pointage permet d’identifier d’éventuelles anomalies : charges non appelées, impayés non recouvrés, factures fournisseurs en souffrance. Pour bien comprendre le fonctionnement des appels de fonds lors de cette transition, je vous renvoie à mon article sur les appels de fonds en copropriété.
Nouvelles obligations des syndics en 2025 et 2026
Plusieurs évolutions réglementaires récentes renforcent les exigences pesant sur les syndics de copropriété. Les connaître vous permettra de mieux évaluer les candidats lors de votre mise en concurrence.
Obligations entrées en vigueur ou renforcées depuis 2025 :
- Plan pluriannuel de travaux (PPT) : obligatoire depuis le 1er janvier 2025 pour toutes les copropriétés de plus de 50 lots, et étendu aux copropriétés de plus de 200 lots depuis 2023, ce plan doit être élaboré sur 10 ans. Depuis le 1er janvier 2025, l’obligation concerne aussi les copropriétés de moins de 50 lots, conformément à la loi Climat et Résilience du 22 août 2021
- Fonds de travaux : la cotisation annuelle minimale reste fixée à 5 % du budget prévisionnel, mais le PPT peut conduire à l’augmenter significativement
- Diagnostic de performance énergétique collectif (DPE) : obligatoire pour les copropriétés dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Le syndic est responsable de sa réalisation
- Extranet copropriétaire : l’accès en ligne aux documents de la copropriété est une obligation continue. Le syndic doit y rendre accessibles le règlement de copropriété, les PV d’assemblées, les contrats, la fiche synthétique et les comptes annuels
- Registre national des copropriétés : l’immatriculation et la mise à jour annuelle restent obligatoires, avec des données financières et techniques actualisées
En 2026, je note que les copropriétaires sont de plus en plus attentifs à la capacité du syndic à piloter la transition énergétique de l’immeuble. C’est devenu un critère de sélection majeur lors d’un changement de syndic copropriété.

Les erreurs à éviter lors d’un changement de syndic
En quatorze ans de couverture du marché immobilier, j’ai vu de nombreux changements de syndic mal préparés aboutir à des situations conflictuelles. Voici les erreurs les plus courantes à éviter.
Ne pas anticiper les délais. La convocation d’assemblée générale nécessite un préavis de 21 jours. Ajoutez le temps de collecte des devis (comptez 4 à 6 semaines) et la nécessité de respecter l’échéance du mandat en cours. Commencez vos démarches au minimum trois à quatre mois avant la date souhaitée de changement.
Négliger la mobilisation des copropriétaires. Le vote à la majorité absolue de l’article 25 requiert plus de la moitié des tantièmes, y compris ceux des absents. Dans une copropriété où l’absentéisme dépasse 40 %, il faut impérativement collecter des pouvoirs en amont pour atteindre le quorum nécessaire.
Choisir sur le seul critère du prix. Un syndic moins cher n’est pas forcément le meilleur. Vérifiez la taille du portefeuille du gestionnaire (un gestionnaire gérant plus de 50 immeubles sera difficilement réactif), ses références sur des copropriétés comparables et sa proximité géographique.
Oublier de vérifier la carte professionnelle. Tout syndic professionnel doit détenir une carte professionnelle « gestion immobilière » délivrée par la CCI, une garantie financière suffisante et une assurance responsabilité civile professionnelle. Ces vérifications sont rapides et indispensables.
Ne pas prévoir la clause de transition. Le contrat du nouveau syndic doit prévoir les modalités de reprise des contrats fournisseurs en cours, le sort des procédures judiciaires engagées et les conditions de transfert du fonds de travaux. Si vous êtes en cours de premier achat immobilier dans une copropriété en pleine transition de syndic, portez une attention particulière à ces points.
Modèle de courrier pour la mise en concurrence
Nombreux sont les copropriétaires qui me demandent un modèle de lettre type changement de syndic de copropriété. Voici les éléments essentiels que doit contenir le courrier adressé par le conseil syndical au syndic en place pour demander l’inscription du changement à l’ordre du jour.
Le courrier, envoyé en recommandé avec accusé de réception, doit mentionner :
- L’identification complète de la copropriété (nom, adresse, numéro d’immatriculation au registre national)
- La qualité du signataire (président du conseil syndical ou copropriétaire mandaté)
- La demande explicite d’inscription à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale de la question du renouvellement ou du changement de syndic
- Les projets de contrat des syndics mis en concurrence, joints en annexe
- Le projet de résolution rédigé pour le vote
- Le rappel de l’obligation légale pour le syndic de notifier ces documents à l’ensemble des copropriétaires (article 11 du décret de 1967)
Ce courrier doit être envoyé suffisamment en amont pour que le syndic puisse l’intégrer à la convocation dans le respect du délai de 21 jours. En pratique, je recommande un envoi au moins deux mois avant la date prévue de l’assemblée générale. Pour aller plus loin dans la gestion de votre copropriété, consultez également mon guide sur la fiche synthétique de copropriété, document que le nouveau syndic devra mettre à jour.
À retenir
- Commencez les démarches de changement de syndic au minimum 3 à 4 mois avant l’assemblée générale pour respecter tous les délais légaux
- Sollicitez au moins 3 devis comparatifs au format du contrat-type réglementaire pour une mise en concurrence efficace
- Préparez le vote en collectant des pouvoirs auprès des copropriétaires absents, car la majorité absolue de l’article 25 inclut les tantièmes des non-présents
- Exigez un état contradictoire des comptes dès la prise de fonction du nouveau syndic pour identifier toute anomalie dans la gestion précédente
- Vérifiez que le nouveau syndic maîtrise les obligations récentes : PPT, DPE collectif, extranet, registre national
Questions fréquentes
Quelle est la procédure pour changer de syndic de copropriété ?
La procédure comprend cinq étapes principales : la mobilisation du conseil syndical, la mise en concurrence avec collecte d’au moins trois devis, l’inscription du changement à l’ordre du jour de l’assemblée générale (avec envoi des projets de contrat en recommandé), le vote à la majorité absolue de l’article 25 de la loi de 1965, puis l’organisation de la transition avec reprise des comptes et des documents. Le syndic en place ne peut pas s’opposer à l’inscription de cette question à l’ordre du jour.
Les étapes sont les suivantes : 1) Dresser un bilan factuel de la gestion du syndic actuel avec le conseil syndical. 2) Solliciter des devis auprès d’au moins trois syndics concurrents en utilisant le contrat-type obligatoire. 3) Adresser les projets de contrat au syndic en place par lettre recommandée pour inscription à l’ordre du jour. 4) Voter le non-renouvellement et la désignation du nouveau syndic en assemblée générale à la majorité absolue. 5) Superviser la transmission des documents (un mois) et des fonds (trois mois) par l’ancien syndic.Quelles sont les étapes pour changer de syndic ?
Le délai global pour mener à bien un changement de syndic est de trois à six mois. Comptez quatre à six semaines pour la collecte des devis, puis un délai de 21 jours minimum entre la convocation et la tenue de l’assemblée générale. Après le vote, l’ancien syndic dispose d’un mois pour transmettre les documents et de trois mois pour transférer les fonds. Je recommande d’engager les démarches au minimum trois à quatre mois avant la fin du mandat en cours.Quel est le délai pour le changement de syndic ?
Oui, la révocation du syndic en cours de mandat est possible pour motif légitime (faute de gestion, carence grave, non-respect des obligations légales). Elle est votée en assemblée générale extraordinaire à la majorité absolue de l’article 25. Toutefois, une révocation sans motif légitime peut exposer le syndicat des copropriétaires à des dommages et intérêts. Il est donc essentiel de documenter les manquements par des courriers recommandés avant d’engager cette procédure.Peut-on changer de syndic en cours de mandat ?
Depuis 2025, l’obligation du plan pluriannuel de travaux (PPT) sur 10 ans s’étend à toutes les copropriétés, y compris celles de moins de 50 lots. Le DPE collectif est obligatoire pour les immeubles dont le permis de construire date d’avant 2013. L’extranet copropriétaire doit donner accès aux documents essentiels (règlement, PV, contrats, comptes). Le registre national des copropriétés doit être mis à jour annuellement. Le fonds de travaux reste fixé à un minimum de 5 % du budget prévisionnel.Quelles sont les nouvelles obligations des syndics de copropriété en 2025 ?
Oui, la loi ALUR du 24 mars 2014 rend obligatoire la mise en concurrence du syndic par le conseil syndical avant chaque renouvellement de mandat. Le conseil syndical doit solliciter plusieurs devis et les transmettre au syndic en place pour qu’il les joigne à la convocation de l’assemblée générale. Si le conseil syndical n’effectue pas cette mise en concurrence, tout copropriétaire peut en faire la demande. Le contrat-type obligatoire facilite cette comparaison en imposant un format identique à toutes les propositions.La loi ALUR impose-t-elle la mise en concurrence du syndic ?
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.