5 étapes pour changer de syndic de copropriété en 2026

Dans cet article

  • Changer de syndic de copropriété est possible en fin de mandat ou en cours de mandat, à condition de respecter la procédure prévue par la loi du 10 juillet 1965 et la loi ALUR de 2014
  • Le préavis à respecter pour inscrire la question à l’ordre du jour est de 21 jours minimum avant la tenue de l’assemblée générale (article 9 du décret du 17 mars 1967)
  • La mise en concurrence du syndic est obligatoire depuis la loi ALUR : le conseil syndical doit présenter au moins un contrat concurrent, sauf dispense votée à la majorité des voix
  • Le changement se vote à la majorité absolue de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, soit la majorité de toutes les voix du syndicat des copropriétaires
  • La reprise des comptes et des archives doit intervenir dans un délai maximal de 3 mois après la fin du mandat de l’ancien syndic (article 18-2 de la loi du 10 juillet 1965)
  • Les honoraires moyens d’un syndic professionnel oscillent entre 150 et 250 € HT par lot et par an selon la taille de la copropriété et les prestations incluses

J’observe régulièrement, dans le courrier que je reçois de copropriétaires, la même frustration : un syndic qui ne répond plus, des charges opaques, des travaux qui traînent. Changer de syndic de copropriété est pourtant un droit fondamental du syndicat des copropriétaires, encadré par des textes précis. Encore faut-il connaître la marche à suivre pour que le changement se déroule sans accroc juridique. Je vous détaille ici les cinq étapes clés, les délais à respecter et les pièges à contourner en 2026.

Pourquoi changer de syndic de copropriété ?

Avant de se lancer dans la procédure, il est utile de poser un diagnostic clair. D’après les données publiées par l’Institut national de la consommation, les principaux motifs invoqués par les copropriétaires pour changer syndic de copropriété sont les suivants :

  • Manque de transparence financière : comptes rendus incomplets, honoraires mal détaillés, écarts injustifiés entre le budget prévisionnel et les dépenses réelles
  • Défaut de réactivité : sinistres non déclarés dans les délais, demandes de devis qui stagnent pendant des mois, absence aux assemblées générales extraordinaires
  • Hausse injustifiée des honoraires : augmentations annuelles déconnectées de l’indice de référence des loyers ou de l’évolution des prestations
  • Non-respect des obligations légales : absence de mise en concurrence des contrats d’entretien, non-ouverture du compte bancaire séparé pourtant obligatoire depuis le 1er janvier 2015
  • Conflits d’intérêts : recommandation systématique de prestataires liés au syndic, marges occultes sur les travaux

Si vous vous reconnaissez dans l’un de ces cas, la suite de cet article vous concerne directement. Pour mieux comprendre les documents que votre syndic doit vous fournir, je vous recommande de consulter mon guide sur la fiche synthétique de copropriété, un document obligatoire souvent négligé.

L'assemblée générale est le moment clé pour voter le changement de syndic
L’assemblée générale est le moment clé pour voter le changement de syndic

La procédure pour changer de syndic copropriété repose sur un socle législatif solide. Je m’appuie ici sur les textes en vigueur au 1er juillet 2026 :

  • Loi du 10 juillet 1965 (loi n° 65-557) : elle fixe le statut de la copropriété et les règles de majorité applicables au vote du syndic, notamment les articles 25 et 25-1
  • Décret du 17 mars 1967 (décret n° 67-223) : il précise les conditions de convocation, les délais et les modalités d’inscription à l’ordre du jour
  • Loi ALUR du 24 mars 2014 (loi n° 2014-366) : elle a introduit l’obligation de mise en concurrence du syndic, le contrat type, le compte bancaire séparé et la fiche synthétique
  • Ordonnance du 30 octobre 2019 (ordonnance n° 2019-1101) : elle a réformé le droit de la copropriété et clarifié les règles de transition entre syndics

Ces textes sont consultables en intégralité sur Legifrance. Je vous conseille de garder sous la main l’article 18 de la loi de 1965, qui définit les missions du syndic, et l’article 25, qui fixe la majorité requise pour sa désignation.

Étape 1 : évaluer le syndic actuel et identifier les motifs

La première étape consiste à objectiver votre mécontentement. Je recommande au conseil syndical de constituer un dossier factuel comprenant :

  • Les trois derniers comptes annuels approuvés, avec le détail des charges par poste (entretien courant, assurance, honoraires de gestion, travaux exceptionnels)
  • Un relevé des incidents de gestion : délais de traitement des sinistres, nombre de relances nécessaires, retards dans la convocation des assemblées
  • Le contrat de syndic en cours, pour vérifier sa date d’échéance, les conditions de non-renouvellement et le montant des honoraires forfaitaires
  • Les procès-verbaux des trois dernières AG, pour repérer d’éventuelles résolutions non exécutées

Ce travail d’audit préalable est essentiel. Il permettra au conseil syndical de justifier sa démarche auprès des copropriétaires lors de l’assemblée générale et de répondre aux éventuelles objections. Pour bien comprendre les mécanismes financiers de votre copropriété, je vous invite à lire mon article détaillé sur les appels de fonds en copropriété.

Étape 2 : rechercher et comparer les candidats

La loi ALUR impose au conseil syndical de mettre en concurrence le syndic sortant. Concrètement, le conseil doit solliciter au moins un contrat concurrent avant chaque renouvellement de mandat, sauf si l’assemblée générale en a décidé autrement par un vote à la majorité de l’article 25.

Voici ma méthode pour comparer efficacement les candidats :

  1. Demander le contrat type : depuis le décret du 26 mars 2015, tous les syndics professionnels doivent utiliser un modèle de contrat normalisé. Cela facilite la comparaison poste par poste
  2. Vérifier la carte professionnelle : tout syndic professionnel doit détenir une carte G délivrée par la CCI, une garantie financière suffisante et une assurance responsabilité civile professionnelle
  3. Comparer les honoraires forfaitaires et les prestations particulières : le forfait annuel couvre la gestion courante ; les prestations hors forfait (état daté, travaux exceptionnels, contentieux) sont facturées en sus
  4. Consulter les avis et références : demandez les coordonnées de deux ou trois copropriétés gérées par le candidat et interrogez leurs conseils syndicaux
Comparer les contrats de syndic permet de faire un choix éclairé pour la copropriété
Comparer les contrats de syndic permet de faire un choix éclairé pour la copropriété

N’oubliez pas d’envisager le syndic coopératif si votre copropriété est de taille modeste (moins de 20 lots). Dans ce modèle, le président du conseil syndical assure lui-même les fonctions de syndic, ce qui supprime les honoraires de gestion. J’ai traité ce sujet en détail dans mon article sur le changement de syndic de copropriété.

Étape 3 : inscrire la question à l’ordre du jour de l’AG

C’est l’étape procédurale la plus sensible. Pour changer de syndic de copropriété dans les règles, la question doit figurer à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Deux cas de figure se présentent :

En fin de mandat (cas le plus fréquent)

Le mandat du syndic expire à la date fixée par le contrat, sans qu’un préavis soit nécessaire pour ne pas le renouveler. Tout copropriétaire ou le conseil syndical peut demander l’inscription de la question « élection d’un nouveau syndic » à l’ordre du jour. Cette demande doit être adressée au syndic en place par lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée du ou des contrats concurrents, dans un délai raisonnable avant l’AG.

Le syndic est tenu d’inscrire cette question à l’ordre du jour. S’il refuse, le président du conseil syndical peut saisir le président du tribunal judiciaire en référé pour obtenir la convocation de l’assemblée.

Inscription par les copropriétaires

Conformément à l’article 10 du décret du 17 mars 1967, tout copropriétaire peut notifier au syndic les questions qu’il souhaite voir inscrire à l’ordre du jour. Le syndic est obligé de les y porter. La notification doit comporter le texte des résolutions proposées et, en l’espèce, le ou les projets de contrats de syndic soumis au vote.

Le délai de convocation de l’assemblée générale est de 21 jours au minimum avant la date de la réunion (article 9 du décret de 1967). Je conseille de prévoir une marge supplémentaire de 7 à 10 jours pour anticiper d’éventuels retards postaux. Une lettre type de demande d’inscription à l’ordre du jour peut être rédigée en s’inspirant des modèles proposés par l’administration française sur service-public.fr.

Étape 4 : voter le changement en assemblée générale

Le jour de l’assemblée générale, la désignation du nouveau syndic se vote à la majorité absolue de l’article 25, c’est-à-dire la majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents). Concrètement, si votre copropriété totalise 1 000 tantièmes, il faut réunir au moins 501 tantièmes pour que la résolution soit adoptée.

Si cette majorité n’est pas atteinte mais que le projet recueille au moins un tiers des voix, l’assemblée peut immédiatement procéder à un second vote à la majorité simple de l’article 24 (majorité des voix des copropriétaires présents ou représentés). C’est la « passerelle » prévue par l’article 25-1 de la loi de 1965.

Règle de vote Majorité requise Base de calcul Application
Article 25 Majorité absolue Tous les copropriétaires (présents, représentés, absents) 1er vote pour la désignation du syndic
Article 25-1 (passerelle) Majorité simple Copropriétaires présents ou représentés 2nd vote si le 1er atteint au moins 1/3 des voix
Article 24 Majorité simple Copropriétaires présents ou représentés Approbation des comptes, décisions courantes

Je recommande au conseil syndical de mener une campagne d’information en amont : diffusion d’une note comparative des candidats, échanges informels avec les copropriétaires les plus influents, collecte de pouvoirs. L’objectif est de s’assurer du quorum et de la majorité avant même d’entrer dans la salle.

Pour les copropriétés engagées dans des travaux de rénovation énergétique, le choix du syndic est d’autant plus stratégique. Je vous renvoie à mon analyse du DPE en copropriété pour comprendre les obligations qui pèsent sur le syndic en matière de performance énergétique.

Étape 5 : assurer la transition et la reprise des comptes

Une fois le vote acquis, la transition entre l’ancien et le nouveau syndic doit s’organiser sans rupture de gestion. L’article 18-2 de la loi du 10 juillet 1965 fixe les obligations de l’ancien syndic :

  • Dans un délai de 1 mois après la fin de son mandat : remise au nouveau syndic de la situation de trésorerie, des références des comptes bancaires et des coordonnées des prestataires en cours
  • Dans un délai de 3 mois : transmission de l’intégralité des documents et archives du syndicat des copropriétaires (procès-verbaux, contrats, plans, carnet d’entretien, fiche synthétique)
  • Remise des fonds : le solde du compte bancaire du syndicat doit être viré au nouveau syndic dans les meilleurs délais
La transmission des archives et des fonds doit intervenir dans les trois mois suivant le changement de syndic
La transmission des archives et des fonds doit intervenir dans les trois mois suivant le changement de syndic

En cas de retard ou de refus de transmission, le nouveau syndic peut engager une procédure en référé devant le président du tribunal judiciaire pour obtenir la remise des documents sous astreinte. L’ancien syndic s’expose également à des pénalités financières : la loi ALUR prévoit une mise en demeure suivie, à défaut de réponse sous un mois, de pénalités par jour de retard à hauteur de 1/500e du forfait annuel du contrat.

La reprise des comptes est le moment le plus délicat. Le nouveau syndic doit vérifier la concordance entre les soldes affichés et les relevés bancaires, identifier les éventuels impayés de charges et s’assurer que les contrats de prestataires (ascenseur, chauffage, ménage) ont bien été transférés.

Peut-on changer de syndic en cours de mandat ?

Oui, il est tout à fait possible de changer de syndic de copropriété en cours de mandat, mais la procédure est plus contraignante. L’article 18 de la loi de 1965 prévoit deux hypothèses :

La révocation pour faute ou motif légitime

L’assemblée générale peut révoquer le syndic à tout moment, à la majorité absolue de l’article 25. La révocation doit être fondée sur un motif légitime (manquements graves, faute de gestion, non-respect des obligations légales). À défaut de motif légitime, le syndic révoqué pourrait réclamer des dommages et intérêts devant le tribunal judiciaire.

Concrètement, le conseil syndical ou un groupe de copropriétaires représentant au moins un quart des voix peut demander la convocation d’une assemblée générale extraordinaire en inscrivant à l’ordre du jour la révocation du syndic et la désignation d’un successeur.

La nomination d’un administrateur provisoire

En cas de carence grave du syndic (absence totale de gestion, disparition de l’entreprise), tout copropriétaire peut saisir le président du tribunal judiciaire pour obtenir la nomination d’un administrateur provisoire. Ce dernier assurera la gestion courante jusqu’à la désignation d’un nouveau syndic en assemblée générale.

Le délai pour changer de syndic de copropriété en cours de mandat dépend donc de la rapidité avec laquelle l’assemblée générale extraordinaire peut être convoquée : comptez en pratique 6 à 10 semaines entre la demande initiale et le vote effectif.

Comparatif : syndic professionnel, coopératif et en ligne

Pour vous aider à choisir le bon profil de syndic, voici un tableau comparatif synthétique fondé sur les fourchettes de prix que j’ai pu relever auprès de copropriétés partenaires et des données publiées par l’ARC (Association des Responsables de Copropriété) :

Critère Syndic professionnel Syndic coopératif Syndic en ligne
Honoraires annuels / lot 150 à 250 € HT 0 € (bénévolat) 100 à 180 € HT
Carte professionnelle Obligatoire (carte G) Non requise Obligatoire (carte G)
Disponibilité Bureau, horaires fixes Variable selon le président Plateforme 24h/24
Expertise juridique Élevée Dépend des compétences internes Moyenne à élevée
Transparence Variable Totale (gestion directe) Élevée (outils numériques)
Adapté à Copropriétés de toute taille Petites copropriétés (moins de 20 lots) Copropriétés moyennes (10 à 100 lots)

Le syndic en ligne constitue une alternative intéressante pour les copropriétés qui souhaitent réduire leurs charges tout en conservant un accompagnement professionnel. Ces plateformes proposent généralement un espace numérique complet : suivi des dépenses en temps réel, assemblées générales par visioconférence, dématérialisation des documents. Pour une copropriété de 30 lots, l’économie peut atteindre 2 000 à 3 000 € par an par rapport à un syndic traditionnel.

Les erreurs à éviter lors d’un changement de syndic

En quatorze ans de couverture du marché immobilier, j’ai identifié les écueils les plus fréquents :

  1. Ne pas vérifier la date d’échéance du mandat : si vous ratez l’assemblée générale annuelle, vous devrez attendre un an ou convoquer une AG extraordinaire, ce qui implique des coûts supplémentaires
  2. Oublier de joindre les contrats concurrents à la convocation : sans ces documents, les copropriétaires ne peuvent pas voter en connaissance de cause et la résolution risque d’être annulée
  3. Sous-estimer la campagne de mobilisation : beaucoup de changements échouent faute de quorum. Pensez aux pouvoirs en blanc et aux mandats déposés auprès du président du conseil syndical
  4. Négliger la clause de non-renouvellement : certains contrats prévoient une tacite reconduction. Vérifiez les conditions de dénonciation dans le contrat en cours
  5. Ne pas anticiper la reprise des comptes : exigez du nouveau syndic un état des lieux financier complet dans les 30 jours suivant sa prise de fonction

Pour sécuriser votre démarche, n’hésitez pas à faire appel à un avocat spécialisé en droit de la copropriété, notamment si le syndic en place fait obstruction. Les honoraires de consultation se situent entre 150 et 300 € HT pour une analyse du contrat et un accompagnement ponctuel.

Si vous êtes copropriétaire et que vous envisagez un premier achat, je vous recommande de consulter mon guide sur le premier achat immobilier qui aborde notamment les points de vigilance en copropriété. Et pour ceux qui s’interrogent sur le financement, mon article sur l’espace client Crédit Immobilier de France peut vous être utile.

À retenir

  • Constituez un dossier factuel (comptes, incidents, PV) avant de lancer la procédure : un changement de syndic bien documenté se vote plus facilement
  • Respectez le délai de 21 jours entre l’envoi de la convocation et la tenue de l’AG, sous peine de nullité du vote
  • Joignez au moins un contrat concurrent conforme au contrat type réglementaire à la convocation de l’assemblée générale
  • Préparez la collecte de pouvoirs en amont pour garantir le quorum et la majorité absolue de l’article 25
  • Exigez la remise complète des archives et des fonds dans les 3 mois suivant la fin du mandat de l’ancien syndic, et n’hésitez pas à recourir au référé en cas de blocage

Questions fréquentes


Quelle est la procédure pour changer de syndic de copropriété ?

La procédure se déroule en cinq étapes : évaluer le syndic actuel, rechercher des candidats concurrents, inscrire la question à l’ordre du jour de l’assemblée générale, voter le changement à la majorité absolue de l’article 25, puis organiser la transition et la reprise des comptes dans un délai de trois mois. La mise en concurrence imposée par la loi ALUR oblige le conseil syndical à présenter au moins un contrat concurrent.

Quelles sont les étapes pour changer de syndic ?

Les étapes sont les suivantes : 1) auditer la gestion du syndic en place, 2) solliciter et comparer plusieurs contrats de syndics professionnels ou coopératifs, 3) adresser une demande d’inscription à l’ordre du jour par lettre recommandée, 4) voter la désignation du nouveau syndic en AG à la majorité de l’article 25, 5) s’assurer de la transmission des archives et des fonds dans les délais légaux.

Comment puis-je changer de syndic de copropriété ?

En tant que copropriétaire, vous pouvez demander l’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, conformément à l’article 10 du décret du 17 mars 1967. Joignez à votre demande un ou plusieurs projets de contrats de syndics concurrents. Si le syndic refuse d’inscrire votre question, le président du conseil syndical peut saisir le tribunal judiciaire pour forcer la convocation de l’assemblée.

Quel est le préavis pour le changement de syndic ?

Il n’existe pas de préavis à proprement parler pour ne pas renouveler le syndic en fin de mandat : le mandat expire simplement à la date prévue au contrat. En revanche, la convocation de l’assemblée générale doit être envoyée au moins 21 jours avant la date de la réunion. Pour un changement en cours de mandat par révocation, il faut prévoir le délai de convocation d’une assemblée générale extraordinaire, soit environ 6 à 10 semaines en pratique.

Peut-on changer de syndic à tout moment ?

Oui, la révocation du syndic est possible à tout moment pour motif légitime (faute de gestion, manquements graves). Elle se vote en assemblée générale à la majorité absolue de l’article 25. Toutefois, une révocation sans motif légitime peut ouvrir droit à des dommages et intérêts au profit du syndic révoqué. Le changement en fin de mandat, lors de l’AG annuelle, reste la voie la plus simple et la moins risquée juridiquement.

Combien coûte un changement de syndic de copropriété ?

Le changement de syndic en lui-même ne génère pas de frais spécifiques. En revanche, l’ancien syndic peut facturer un état daté lors de la transition (plafonné à un montant fixé par le contrat type). Les frais annexes éventuels incluent les honoraires d’un avocat (150 à 300 € HT pour une consultation) et, le cas échéant, les frais de référé si l’ancien syndic refuse de transmettre les documents. Le nouveau syndic peut également demander des frais de prise en charge initiale.

Que faire si l’ancien syndic refuse de transmettre les documents ?

En cas de refus ou de retard, le nouveau syndic doit adresser une mise en demeure par lettre recommandée à l’ancien syndic. Si ce dernier ne s’exécute pas dans un délai d’un mois, des pénalités financières s’appliquent (1/500e du forfait annuel par jour de retard, conformément à la loi ALUR). Le nouveau syndic peut également saisir le tribunal judiciaire en référé pour obtenir la remise des archives sous astreinte.


Arthur Lemoine
Arthur Lemoine

Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.