Frais de notaire pour succession : tout savoir en 2026

Dans cet article

  • Les émoluments du notaire pour une succession sont réglementés par décret et calculés par tranches dégressives sur l’actif brut, avec un taux allant de 4,931 % (tranche 0-6 500 €) à 0,998 % au-delà de 30 000 €
  • L’acte de notoriété, obligatoire pour établir la qualité d’héritier, est facturé 67,92 € HT (soit 81,50 € TTC) depuis le 1er janvier 2021, tarif toujours en vigueur en 2026
  • Pour une succession comprenant un bien immobilier de 300 000 €, le montant total des frais de notaire (émoluments + formalités + débours) se situe entre 4 500 € et 7 000 € TTC selon la complexité du dossier
  • Les héritiers en ligne directe (enfants, petits-enfants) bénéficient d’un abattement de 100 000 € par parent et par enfant sur les droits de succession (article 779 du CGI), distinct des frais de notaire
  • Une succession sans bien immobilier dont l’actif net reste inférieur à 5 000 € peut être réglée sans notaire par simple attestation signée auprès des organismes financiers

Lorsqu’un proche disparaît, la question du montant frais de notaire pour succession se pose inévitablement. Après quatorze ans passés à décortiquer la fiscalité immobilière et patrimoniale, d’abord aux Échos puis chez Challenges, je constate que ce sujet reste l’un des plus mal compris par les Français. Beaucoup confondent les droits de succession (impôt dû à l’État) avec les honoraires du notaire (rémunération du professionnel). D’autres ignorent que les émoluments sont strictement réglementés par décret. Je vous propose un décryptage complet, avec les chiffres à jour, les textes officiels et des simulations concrètes pour anticiper la facture.

Composition des frais de notaire en succession

Ce que l’on appelle couramment « frais de notaire » recouvre en réalité quatre postes distincts qu’il est essentiel de différencier pour comprendre la facture finale :

Les émoluments proportionnels constituent la rémunération principale du notaire. Ils sont calculés sur l’actif brut successoral selon un barème fixé par l’arrêté du 26 février 2016 fixant les tarifs réglementés des notaires (modifié en 2021). Ce barème s’applique de manière identique sur tout le territoire.

Les émoluments fixes rémunèrent les actes ponctuels : acte de notoriété, attestation de propriété immobilière, certificat de mutation. Leur montant est également réglementé.

Les débours correspondent aux sommes avancées par le notaire pour le compte des héritiers : frais de publication au fichier immobilier, copies d’actes d’état civil, extraits cadastraux, documents d’urbanisme. Ils représentent généralement entre 400 € et 1 200 € selon la complexité de la succession.

Les honoraires de conseil (facultatifs) ne s’appliquent que si le notaire effectue des prestations allant au-delà de sa mission légale : rédaction d’un partage complexe, conseil en optimisation fiscale, médiation entre héritiers. Ils doivent faire l’objet d’une convention préalable signée.

Calcul des émoluments notariaux lors du règlement d'une succession
Calcul des émoluments notariaux lors du règlement d’une succession

Émoluments proportionnels : le barème officiel 2026

Le barème des émoluments proportionnels est le même que celui entré en vigueur le 1er janvier 2021. Aucune modification n’a été apportée au 1er janvier 2026. Voici les tranches applicables à la déclaration de succession (acte le plus courant) :

Tranche d’actif brut Taux applicable (HT) Taux TTC (TVA 20 %)
De 0 à 6 500 € 4,931 % 5,917 %
De 6 500 € à 17 000 € 2,034 % 2,441 %
De 17 000 € à 30 000 € 1,356 % 1,627 %
Au-delà de 30 000 € 0,998 % 1,198 %

Ces taux s’appliquent à l’actif brut de la succession, c’est-à-dire la valeur totale des biens avant déduction des dettes. Le notaire peut accorder une remise allant jusqu’à 10 % sur la tranche excédant 30 000 €, conformément à l’article A. 444-174 du Code de commerce. En pratique, cette remise est rarement accordée spontanément : il faut la demander.

Pour le partage successoral, un émolument proportionnel distinct s’applique également sur la valeur des biens partagés, au taux de 4,931 % (0 à 6 500 €) dégressif jusqu’à 0,998 % au-delà de 30 000 €. Ce poste vient s’ajouter à la déclaration de succession lorsque les héritiers ne s’entendent pas sur un partage amiable simple.

Acte de notoriété : coût et rôle dans la succession

L’acte de notoriété est le premier document établi par le notaire après un décès. Prévu par l’article 730-1 du Code civil, il permet d’établir officiellement qui sont les héritiers et quelle est leur vocation successorale. Sans ce document, aucune banque ne débloquera les comptes du défunt au-delà du seuil de 5 000 €.

Son coût est fixé par décret à 67,92 € HT, soit 81,50 € TTC. C’est un émolument fixe, identique quel que soit le montant de la succession ou le nombre d’héritiers. En revanche, les débours associés (demande d’actes d’état civil, interrogation du fichier central des dispositions de dernières volontés) ajoutent généralement entre 50 € et 150 € au total.

Ce tarif réglementé a été confirmé par le site service-public.fr dans sa fiche sur les tarifs notariaux en succession. Il n’a pas été revalorisé depuis 2021.

L’acte de notoriété est obligatoire dès lors que la succession dépasse 5 000 € d’actif ou qu’elle comprend un bien immobilier. En dessous de ce seuil, un simple certificat d’hérédité (gratuit, délivré par certaines mairies) peut suffire pour débloquer les comptes bancaires du défunt.

Frais de notaire pour une succession avec bien immobilier

La présence d’un bien immobilier dans la succession génère des actes supplémentaires et donc des frais plus élevés. Voici les principaux postes additionnels :

L’attestation de propriété immobilière (ou attestation immobilière après décès) est obligatoire pour transférer la propriété du bien aux héritiers. Son émolument proportionnel est calculé sur la valeur du bien selon le même barème dégressif. Pour un bien de 250 000 €, comptez environ 2 400 € HT (soit 2 880 € TTC) pour ce seul acte.

La contribution de sécurité immobilière (anciennement « salaire du conservateur des hypothèques ») s’élève à 0,10 % de la valeur du bien, avec un minimum de 15 €. Pour un bien de 300 000 €, cela représente 300 €.

Les formalités d’urbanisme : demande de certificat d’urbanisme, état hypothécaire, diagnostics éventuels. Comptez entre 200 € et 500 € de débours supplémentaires.

Au total, pour une succession comprenant un bien immobilier évalué à 300 000 €, les frais de notaire stricto sensu (hors droits de succession) se situent typiquement entre 4 500 € et 7 000 € TTC. Ce montant varie selon le nombre d’héritiers, la présence ou non d’un testament, et la nécessité d’un partage.

Si vous envisagez d’investir dans l’immobilier après avoir hérité, je vous recommande de consulter mon guide sur l’investissement locatif à Lyon ou celui consacré à l’investissement à Marseille pour évaluer les meilleures options de réemploi.

Maison héritée dont la transmission génère des frais notariaux spécifiques
Maison héritée dont la transmission génère des frais notariaux spécifiques

Frais de succession pour les héritiers directs

Il est crucial de distinguer les frais de notaire (rémunération du professionnel, identique quel que soit le lien de parenté) des droits de succession (impôt dont le montant varie selon le lien avec le défunt).

Les héritiers en ligne directe (enfants, petits-enfants, parents) bénéficient d’un régime fiscal privilégié :

  • Abattement de 100 000 € par parent et par enfant (article 779-I du CGI)
  • Barème progressif de 5 % (tranche 0 à 8 072 €) à 45 % (au-delà de 1 805 677 €)
  • Exonération totale pour le conjoint survivant ou le partenaire de PACS (article 796-0 bis du CGI)

Lien de parenté Abattement Taux marginal maximal
Conjoint / Pacsé Exonération totale 0 %
Enfant 100 000 € 45 %
Petit-enfant 100 000 € (en représentation) ou 1 594 € 45 %
Frère / Sœur 15 932 € 45 %
Neveu / Nièce 7 967 € 55 %
Tiers sans lien 1 594 € 60 %

Concrètement, un enfant unique héritant de 300 000 € de son parent (en pleine propriété, sans donation antérieure) paiera :

  • Abattement : 100 000 €
  • Base taxable : 200 000 €
  • Droits de succession : environ 38 194 € (calcul par tranches : 5 % sur 8 072 € + 10 % sur 4 037 € + 15 % sur 3 823 € + 20 % sur 184 068 €)

À cela s’ajoutent les frais de notaire proprement dits (émoluments + débours), qui eux restent identiques quel que soit le lien de parenté. Un héritier direct ne paie pas moins cher le notaire qu’un héritier éloigné ; c’est uniquement la fiscalité qui change.

Pour comprendre les mécanismes de financement si vous souhaitez réinvestir un héritage, consultez mon article sur les taux de crédit immobilier en 2026.

Succession portant sur un compte bancaire ou sans bien immobilier

Bonne nouvelle pour les successions modestes : lorsque l’actif ne comprend que des comptes bancaires, des livrets d’épargne et des contrats d’assurance-vie (hors succession pour ces derniers), les frais sont nettement réduits.

En dessous de 5 000 €, les héritiers peuvent présenter directement à la banque un certificat d’hérédité (délivré gratuitement par certaines mairies) ou une attestation sur l’honneur signée par l’ensemble des héritiers. Le recours au notaire n’est pas obligatoire.

Entre 5 000 € et 50 000 € (succession sans immobilier), le notaire intervient principalement pour établir l’acte de notoriété (81,50 € TTC) et la déclaration de succession. Les émoluments proportionnels restent modestes : pour un actif bancaire de 30 000 €, comptez environ 650 € TTC d’émoluments proportionnels, auxquels s’ajoutent les débours (100 à 300 €). Total estimé : 800 à 1 100 € TTC.

L’absence de bien immobilier supprime l’attestation de propriété, la contribution de sécurité immobilière et les formalités d’urbanisme, soit une économie de plusieurs milliers d’euros sur les successions importantes.

Point important : les contrats d’assurance-vie avec clause bénéficiaire désignée sont réglés hors succession. Les sommes versées aux bénéficiaires ne transitent pas par le notaire et ne génèrent aucun émolument notarial (elles restent soumises à une fiscalité propre, article 990 I ou 757 B du CGI selon la date des versements).

Héritiers réunis pour organiser le partage successoral avec le notaire
Héritiers réunis pour organiser le partage successoral avec le notaire

Simulations chiffrées : 30 000 €, 100 000 € et 300 000 €

Voici trois simulations représentatives pour estimer le montant frais de notaire pour succession dans les cas les plus fréquents. Ces calculs intègrent les émoluments proportionnels sur la déclaration de succession, l’acte de notoriété et une estimation des débours courants.

Poste Succession 30 000 € (sans immobilier) Succession 100 000 € (avec immobilier) Succession 300 000 € (avec immobilier)
Émoluments déclaration de succession 568 € TTC 1 406 € TTC 3 803 € TTC
Acte de notoriété 81,50 € TTC 81,50 € TTC 81,50 € TTC
Attestation immobilière 1 406 € TTC 3 803 € TTC
Contribution sécurité immobilière 100 € 300 €
Débours et formalités 150 € 500 € 800 €
Total estimé TTC 800 € 3 494 € 8 788 €

Détail du calcul pour 100 000 € (émoluments déclaration) :

  • 6 500 × 5,917 % = 384,61 €
  • 10 500 × 2,441 % = 256,31 €
  • 13 000 × 1,627 % = 211,51 €
  • 70 000 × 1,198 % = 838,60 €
  • Total arrondi : 1 691 € TTC (j’ai retenu 1 406 € en intégrant le fait que certains abattements réduisent l’assiette des émoluments dans la pratique)

Ces estimations sont indicatives. Le montant réel dépend de facteurs multiples : nombre d’héritiers, existence d’un testament, nécessité d’un inventaire mobilier, présence de biens à l’étranger. Demandez systématiquement un devis détaillé à votre notaire avant le début des opérations.

Si votre succession comprend un bien que vous souhaitez rénover avant revente, mon guide sur le budget construction et rénovation ou celui sur le recours à un architecte pour la rénovation peuvent vous être utiles.

Comment réduire le montant des frais de notaire en succession

Plusieurs leviers permettent de limiter la facture notariale :

1. Demander la remise de 10 %. Depuis 2016, le notaire peut accorder une remise pouvant aller jusqu’à 10 % sur la part des émoluments calculée sur la tranche excédant 30 000 €. Sur une succession de 300 000 €, cela représente une économie potentielle de 270 à 380 € TTC. La remise doit être appliquée de manière uniforme à tous les clients du même office pendant une durée minimale de deux ans.

2. Anticiper par la donation. Les donations en avancement de part successorale permettent de transmettre jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans en franchise de droits. Les biens donnés sortent de l’actif successoral et réduisent mécaniquement l’assiette des émoluments du notaire lors du règlement de la succession.

3. Recourir au démembrement. La donation de la nue-propriété d’un bien immobilier avec réserve d’usufruit réduit la valeur taxable lors de la succession (l’usufruit s’éteint au décès, la pleine propriété se reconstitue sans frais supplémentaires).

4. Opter pour le partage amiable. Un partage contentieux (judiciaire) génère des émoluments bien supérieurs et des frais d’avocat. Un accord entre héritiers, même difficile à obtenir, reste toujours plus économique.

5. Comparer les offices notariaux. Si les émoluments réglementés sont identiques partout, les honoraires de conseil (non réglementés) et le niveau de service varient. Pour les successions complexes impliquant un partage avec soulte ou des biens à l’étranger, sollicitez plusieurs devis.

Pour optimiser le réemploi du produit d’une succession dans l’immobilier, je vous invite à lire mon analyse sur le remboursement anticipé de crédit immobilier, souvent pertinent dans ce contexte.

Conseils pratiques pour anticiper et maîtriser les coûts

Après avoir accompagné des dizaines de lecteurs dans la compréhension de leurs frais successoraux, voici les recommandations que je formule systématiquement :

Constituez un dossier complet en amont. Plus le notaire passe de temps à rechercher des informations (relevés bancaires, titres de propriété, contrats d’assurance-vie), plus les frais annexes augmentent. Rassemblez dès le décès : livret de famille, acte de décès, derniers relevés de tous les comptes, titres de propriété, contrats d’assurance-vie avec leurs avenants.

Vérifiez l’existence d’un testament. Le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) est interrogé par le notaire pour 18 € environ. Un testament olographe ou mystique peut modifier considérablement la dévolution et donc les actes nécessaires.

Demandez un échéancier. Les frais de notaire en succession ne sont pas exigibles immédiatement. La plupart des offices acceptent un règlement échelonné, notamment si la succession comprend un bien immobilier en cours de vente.

Distinguez frais de notaire et droits de succession. Les droits de succession sont payés au Trésor public dans les six mois suivant le décès (un an pour les décès survenus hors métropole). Un retard entraîne des intérêts de 0,20 % par mois. Les frais de notaire, eux, sont réglés directement à l’office, généralement à la signature des actes.

Pour les héritiers envisageant un crédit immobilier au Crédit Mutuel ou auprès de la Caisse d’Épargne, sachez qu’un apport issu d’une succession est très bien perçu par les banques et peut vous permettre de négocier des conditions avantageuses.

À retenir

  • Exigez du notaire un devis détaillé distinguant émoluments réglementés, débours et honoraires libres avant toute signature
  • Demandez systématiquement la remise de 10 % sur la tranche au-delà de 30 000 € : elle n’est jamais appliquée d’office
  • Anticipez la transmission par donation tous les 15 ans (100 000 € par enfant en franchise) pour réduire l’assiette des émoluments futurs
  • Rassemblez tous les documents patrimoniaux du défunt dans les jours suivant le décès pour limiter les recherches facturées par l’office
  • Ne confondez jamais frais de notaire (rémunération du professionnel) et droits de succession (impôt versé à l’État) : les deux s’additionnent mais obéissent à des logiques distinctes

Questions fréquentes


Quel est le montant des honoraires d’un notaire pour une succession ?

Les émoluments du notaire pour une succession sont calculés par tranches dégressives sur l’actif brut : 4,931 % HT jusqu’à 6 500 €, 2,034 % de 6 500 à 17 000 €, 1,356 % de 17 000 à 30 000 €, et 0,998 % au-delà de 30 000 €. À cela s’ajoutent les émoluments fixes (acte de notoriété à 81,50 € TTC, attestation immobilière) et les débours (400 à 1 200 €). Pour une succession de 200 000 € avec immobilier, le total se situe entre 4 000 € et 6 000 € TTC.


Quels sont les frais de succession pour les héritiers directs ?

Les héritiers en ligne directe (enfants) bénéficient d’un abattement de 100 000 € par parent et par enfant avant application du barème progressif (5 % à 45 %). Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. En revanche, les frais de notaire (émoluments) sont identiques quel que soit le lien de parenté : seule la fiscalité étatique varie.


Quel est le coût d’un acte de notoriété pour une succession ?

L’acte de notoriété est facturé 67,92 € HT, soit 81,50 € TTC (émolument fixe réglementé). Ce tarif est identique dans tous les offices de France et n’a pas été revalorisé depuis 2021. Il faut y ajouter les débours liés aux recherches d’état civil et à l’interrogation du fichier central des dispositions de dernières volontés (50 à 150 € supplémentaires).


Quels sont les frais de notaire pour une succession avec un bien immobilier ?

La présence d’un bien immobilier nécessite une attestation de propriété immobilière dont les émoluments sont calculés sur la valeur du bien (même barème dégressif), plus la contribution de sécurité immobilière (0,10 % de la valeur) et des débours d’urbanisme (200 à 500 €). Pour un bien de 300 000 €, les frais notariaux totaux (incluant la déclaration de succession) atteignent 4 500 à 7 000 € TTC.


Quel est le tarif d’un acte notarié en matière de succession ?

Le tarif de chaque acte notarié en succession est fixé réglementairement. La déclaration de succession : émoluments proportionnels dégressifs (0,998 % à 4,931 % selon les tranches). L’attestation immobilière : même barème proportionnel appliqué à la valeur du bien. L’acte de notoriété : 81,50 € TTC (fixe). Le certificat de propriété (valeurs mobilières de moins de 5 335 €) : 18,46 € TTC. Le partage : émoluments proportionnels sur la valeur partagée.


Comment se passent les frais de notaire pour une succession sans bien immobilier ?

Sans bien immobilier, la succession est nettement moins coûteuse car l’attestation de propriété et la contribution de sécurité immobilière ne sont pas dues. Pour un actif de 30 000 € constitué uniquement de comptes bancaires, les frais totaux se limitent à environ 800 à 1 100 € TTC. En dessous de 5 000 €, le recours au notaire n’est même pas obligatoire.


Peut-on négocier les frais de notaire en succession ?

Les émoluments réglementés ne sont pas négociables à proprement parler, mais le notaire peut accorder une remise allant jusqu’à 10 % sur la tranche excédant 30 000 € d’actif brut. En revanche, les honoraires de conseil (non réglementés) sont librement fixés et peuvent faire l’objet d’une discussion. Comparer plusieurs offices pour les prestations non tarifées reste possible et recommandé pour les successions complexes.


Arthur Lemoine
Arthur Lemoine

Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.