Dans cet article
- Le prix moyen au m² à Lyon s’établit autour de 4 200 à 4 800 € / m² selon les arrondissements au premier semestre 2026 (source : Notaires de France, base Bien / Perval)
- Le rendement locatif brut moyen à Lyon oscille entre 4,0 et 6,5 % selon le quartier et le type de bien, avec un net après fiscalité compris entre 2,5 et 4,2 %
- La métropole de Lyon compte plus de 1,4 million d’habitants et accueille environ 175 000 étudiants, ce qui soutient une demande locative constante
- Les arrondissements les plus rentables pour un investissement locatif à Lyon restent le 3e, le 7e et le 8e, avec des prix d’entrée plus accessibles que la Presqu’île
- Lyon est classée zone A au sens du zonage Pinel (dispositif prolongé sous conditions jusqu’à fin 2024, remplacé par le dispositif Loc’Avantages et le statut LMNP en 2026), ce qui encadre les loyers plafonds pour certains dispositifs fiscaux
- Les communes limitrophes comme Villeurbanne, Vénissieux ou Vaulx-en-Velin offrent des rendements bruts supérieurs à 6 % pour les investisseurs prêts à sortir de l’hypercentre
Sommaire
- Pourquoi investir à Lyon en 2026
- Prix au m² par arrondissement : le tableau comparatif
- Quelle rentabilité espérer pour un investissement locatif à Lyon
- Les meilleurs quartiers pour investir à Lyon
- Dans quelle ville investir autour de Lyon
- Fiscalité et dispositifs applicables en 2026
- Financement : obtenir le meilleur crédit immobilier
- Les erreurs à éviter pour réussir son investissement
- Investissement locatif clé en main à Lyon : ce qu’il faut savoir
J’observe le marché immobilier lyonnais depuis plus de dix ans, et je dois reconnaître que Lyon reste l’une des métropoles françaises les plus solides pour qui souhaite se constituer un patrimoine locatif. Deuxième ville étudiante de France, carrefour économique majeur avec plus de 160 000 entreprises implantées dans la métropole, capitale de la gastronomie : les fondamentaux sont là. Mais entre les chiffres marketing des plateformes d’investissement et la réalité du terrain, il y a souvent un fossé. Dans ce guide, je décortique pour vous les vrais chiffres du lyon investissement locatif, quartier par quartier, avec les calculs complets que je m’impose dans chacune de mes analyses.
Pourquoi investir à Lyon en 2026
Lyon cumule plusieurs atouts structurels qui en font un territoire privilégié pour l’investissement locatif. La métropole affiche un taux de vacance locative inférieur à 3 % sur les petites surfaces (studios et T2), selon les données de l’Observatoire des loyers de l’agglomération lyonnaise. C’est un indicateur fondamental : il signifie que la demande absorbe quasiment toute l’offre disponible.
Plusieurs facteurs expliquent cette tension :
- 175 000 étudiants répartis entre l’Université Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3, l’EM Lyon, Sciences Po Lyon, l’INSA et une trentaine de grandes écoles
- Un bassin d’emploi dynamique avec des pôles de compétitivité (Lyonbiopôle, Axelera, Minalogic) et la présence de sièges sociaux majeurs (Sanofi, Renault Trucks, Groupe SEB)
- Un réseau de transports en commun dense : 4 lignes de métro, 2 lignes de funiculaire, 6 lignes de tramway et un maillage bus conséquent
- La gare Lyon Part-Dieu, premier hub ferroviaire de province, qui place Paris à 1h58 en TGV
- Le projet urbain Lyon Part-Dieu 2030, qui redessine tout le quartier d’affaires avec 2,6 milliards d’euros d’investissements publics et privés
Par ailleurs, la démographie lyonnaise reste orientée à la hausse. Selon les dernières projections de l’INSEE pour l’aire urbaine de Lyon, la métropole devrait gagner entre 50 000 et 80 000 habitants supplémentaires d’ici 2030. C’est un moteur puissant pour la demande locative. Pour comparer avec une autre grande métropole du sud, j’ai analysé en détail le marché de l’investissement locatif à Marseille, qui présente un profil rendement/risque différent.

Prix au m² par arrondissement : le tableau comparatif
Avant tout calcul de rentabilité, il faut poser les bons chiffres d’entrée. Voici les fourchettes de prix constatées au premier semestre 2026, compilées à partir des données des Notaires du Rhône et des bases de transactions DVF (Demandes de Valeurs Foncières, consultables sur le site data.gouv.fr).
| Arrondissement | Prix moyen m² (ancien) | Loyer moyen m² (meublé) | Loyer moyen m² (nu) | Rendement brut indicatif |
|---|---|---|---|---|
| 1er (Pentes Croix-Rousse, Terreaux) | 4 600 à 5 200 € | 18 à 22 € | 14 à 17 € | 3,8 à 4,5 % |
| 2e (Presqu’île, Confluence) | 5 200 à 6 500 € | 19 à 24 € | 15 à 18 € | 3,2 à 4,0 % |
| 3e (Part-Dieu, Préfecture) | 4 000 à 4 800 € | 17 à 21 € | 13 à 16 € | 4,2 à 5,2 % |
| 4e (Croix-Rousse plateau) | 4 400 à 5 000 € | 17 à 20 € | 13 à 16 € | 3,9 à 4,6 % |
| 5e (Vieux Lyon, Point du Jour) | 4 200 à 5 000 € | 16 à 20 € | 13 à 15 € | 3,7 à 4,5 % |
| 6e (Tête d’Or, Brotteaux) | 5 000 à 6 200 € | 18 à 22 € | 14 à 17 € | 3,3 à 4,0 % |
| 7e (Guillotière, Jean Macé) | 3 800 à 4 500 € | 16 à 20 € | 12 à 15 € | 4,5 à 5,8 % |
| 8e (Monplaisir, États-Unis) | 3 500 à 4 200 € | 15 à 19 € | 11 à 14 € | 4,8 à 6,0 % |
| 9e (Vaise, La Duchère) | 3 200 à 4 000 € | 14 à 18 € | 11 à 14 € | 4,8 à 6,5 % |
Quelques précisions méthodologiques : le rendement brut indicatif est calculé sur la base d’un loyer annuel hors charges rapporté au prix d’acquisition frais de notaire inclus (environ 7,5 à 8 % du prix dans l’ancien). Ces fourchettes correspondent à des biens standards ; un T2 rénové dans une copropriété bien entretenue se situera dans le haut de la fourchette locative.
Quelle rentabilité espérer pour un investissement locatif à Lyon
C’est la question que l’on me pose le plus souvent : quelle est la rentabilité d’un investissement locatif à Lyon ? Pour y répondre sérieusement, il faut distinguer trois niveaux de calcul que beaucoup de plateformes mélangent allègrement.
Le rendement brut
C’est le ratio le plus simple : (loyer annuel / prix d’achat frais inclus) × 100. À Lyon, il oscille entre 3,2 % dans les quartiers les plus cotés (Presqu’île, Tête d’Or) et 6,0 à 6,5 % dans les arrondissements périphériques (8e, 9e). Le rendement brut moyen toutes surfaces confondues se situe autour de 4,5 à 5,0 %.
Le rendement net de charges
On retranche du loyer annuel : la taxe foncière (comptez entre 1 et 2 mois de loyer à Lyon selon l’arrondissement), les charges de copropriété non récupérables (environ 15 à 20 % du total des charges), l’assurance PNO (propriétaire non occupant, entre 100 et 250 € par an), la vacance locative (je provisionne systématiquement 1 mois par an, soit 8,3 % du loyer) et les frais de gestion si vous déléguez (6 à 8 % TTC des loyers encaissés). On arrive alors à un rendement net de charges compris entre 3,0 et 4,5 %.
Le rendement net-net (après fiscalité)
C’est le chiffre qui compte vraiment. Il intègre l’imposition des revenus fonciers (au barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux en location nue, ou selon le régime BIC en meublé). En LMNP au réel, l’amortissement du bien et du mobilier peut réduire significativement, voire annuler, l’imposition pendant les premières années. J’y reviens dans la section fiscalité.
Prenons un exemple concret. Un T2 de 42 m² dans le 3e arrondissement, acheté 185 000 € frais de notaire inclus, loué meublé 750 € par mois :
- Rendement brut : (750 × 12) / 185 000 = 4,86 %
- Après déduction de la taxe foncière (900 €), charges non récupérables (480 €), assurance PNO (150 €), provision vacance (750 €) et gestion locative (540 €) : revenu net = 6 180 €, soit un rendement net de 3,34 %
- En LMNP au réel, avec amortissement du bien sur 25 ans et du mobilier sur 7 ans, le résultat fiscal peut être nul ou négatif les 8 à 10 premières années, d’où un rendement net-net équivalent au rendement net de charges

Les meilleurs quartiers pour investir à Lyon
Après avoir passé en revue les chiffres globaux, voici mon analyse quartier par quartier. Mon critère de sélection principal : le rapport entre le rendement net et le risque de vacance.
Le 3e arrondissement : Part-Dieu et Préfecture
C’est mon choix numéro un pour un premier investissement locatif lyon. Le quartier de la Part-Dieu concentre le premier pôle tertiaire de province (plus de 2 600 entreprises) et bénéficie du projet de rénovation urbaine Part-Dieu 2030. Les prix restent contenus (4 000 à 4 800 € / m²) et la demande locative est portée à la fois par les salariés et les étudiants de l’Université Lyon 3. Cible idéale : T2 de 35 à 50 m², loué meublé entre 700 et 850 € par mois.
Le 7e arrondissement : Guillotière et Jean Macé
Quartier en pleine mutation, le 7e bénéficie de l’extension du tramway T2 et de la réhabilitation du quartier de la Guillotière. Les prix d’entrée sont parmi les plus accessibles de Lyon intra-muros (3 800 à 4 500 € / m²) avec un potentiel de plus-value à moyen terme. La proximité de la gare Jean Macé (TER + métro B) renforce l’attractivité pour les actifs. Vigilance toutefois sur certains micro-secteurs de la Guillotière nord, où la copropriété peut être dégradée.
Le 8e arrondissement : Monplaisir et États-Unis
Le 8e offre les meilleurs rendements bruts de Lyon (jusqu’à 6 %) grâce à des prix au m² encore raisonnables (3 500 à 4 200 €). Le quartier Monplaisir, avec ses commerces de proximité et ses écoles réputées, attire les familles et les jeunes actifs. Le secteur des États-Unis, classé au patrimoine de l’Unesco pour ses fresques Tony Garnier, présente un intérêt patrimonial certain. Les petites surfaces s’y louent très bien grâce à la desserte métro D (station Sans Souci, Monplaisir-Lumière).
Le 9e arrondissement : Vaise
Ancien quartier industriel devenu l’un des secteurs les plus dynamiques de la ville, Vaise attire les start-up et les jeunes actifs. Le métro D (Gare de Vaise, Valmy) le connecte directement à la Presqu’île en quelques minutes. Les prix (3 200 à 4 000 € / m²) permettent un rendement brut pouvant atteindre 6,5 %. La contrepartie : une image encore en cours de consolidation et une hétérogénéité entre les micro-quartiers.
Dans quelle ville investir autour de Lyon
Pour les investisseurs disposant d’un budget plus serré ou recherchant des rendements supérieurs à 5 % net, les communes de la première couronne méritent une attention particulière. Voici celles que je suis de près.
Villeurbanne est le choix évident. Limitrophe du 3e et du 6e arrondissement, desservie par les métros A et B et le tramway T1, elle affiche des prix entre 3 200 et 4 000 € / m² avec des loyers quasi équivalents à ceux de Lyon. Le campus de la Doua (INSA, CPE Lyon, Université Lyon 1) génère une demande étudiante massive. Le Gratte-Ciel, centre historique de Villeurbanne, est aujourd’hui un secteur prisé avec des commerces et une vie culturelle active.
Vénissieux offre des prix d’entrée parmi les plus bas de l’agglomération (2 200 à 3 000 € / m²) et des rendements bruts pouvant dépasser 7 %. Le prolongement du métro B jusqu’aux Hôpitaux Sud a considérablement amélioré l’accessibilité. Attention toutefois à bien cibler les secteurs : le Plateau des Minguettes a fait l’objet de rénovations urbaines, mais la demande locative y reste contrastée.
Vaulx-en-Velin, avec le projet du Carré de Soie (centre commercial, pôle de loisirs, tramway T3), a changé de visage ces dernières années. Les prix (2 000 à 2 800 € / m²) permettent des rendements attractifs, mais il faut accepter un profil locataire différent et une rotation potentiellement plus rapide.
Oullins-Pierre-Bénite, depuis l’arrivée du métro B, est devenu un secteur intéressant avec des prix entre 3 000 et 3 800 € / m² et une ambiance de petite ville résidentielle. Pour les familles, la qualité de vie y est supérieure à certains quartiers de Lyon intra-muros.
Fiscalité et dispositifs applicables en 2026
La fiscalité est le nerf de la guerre en immobilier locatif. En 2026, voici les principaux régimes à connaître pour un investissement locatif à lyon.
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel)
C’est le régime que je recommande le plus souvent pour un investissement à Lyon. En choisissant le régime réel simplifié, vous pouvez déduire l’ensemble de vos charges (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, frais de comptabilité, taxe foncière) et surtout pratiquer l’amortissement du bien (hors terrain, sur 25 à 30 ans) et du mobilier (sur 5 à 7 ans). Concrètement, sur un bien acheté 180 000 € avec 30 % de valeur terrain, l’amortissement annuel représente environ 4 200 €, ce qui vient réduire d’autant le bénéfice imposable. Attention : depuis la loi de finances 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value en cas de revente, ce qui modifie significativement l’arbitrage à long terme. Le texte de référence est l’article 35 bis du Code général des impôts.
Le régime micro-BIC
Pour les revenus locatifs meublés inférieurs à 77 700 € par an, vous pouvez opter pour le micro-BIC qui offre un abattement forfaitaire de 50 % (30 % pour les meublés de tourisme non classés depuis 2024). C’est plus simple, mais rarement plus avantageux que le réel dès lors que vous avez un emprunt en cours.
Le dispositif Loc’Avantages
Ce dispositif, qui a pris le relais de l’ancien Cosse, permet une réduction d’impôt de 15 à 65 % des revenus locatifs en contrepartie d’un loyer plafonné et de conditions de ressources du locataire. À Lyon (zone A), les plafonds de loyer sont relativement proches du marché pour le niveau Loc1 (décote de 15 % par rapport au loyer médian), ce qui peut être intéressant pour des biens dans les arrondissements où les loyers sont modérés. Je vous recommande de consulter le site de l’ANAH pour les conditions détaillées de Loc’Avantages.
Le déficit foncier (location nue)
Si vous achetez un bien nécessitant d’importants travaux, le régime du déficit foncier en location nue permet d’imputer jusqu’à 10 700 € par an (21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique sous conditions) sur votre revenu global. À Lyon, où le parc ancien est important (immeubles haussmanniens et canuts du 1er et 4e arrondissements), cette stratégie peut s’avérer pertinente. Pour bien comprendre les mécanismes de remboursement et d’optimisation, consultez mon analyse sur le remboursement de crédit immobilier.

Financement : obtenir le meilleur crédit immobilier
En juin 2026, les taux de crédit immobilier se sont stabilisés après deux années de baisse progressive. Selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA, les taux moyens s’établissent autour de :
- 3,15 à 3,40 % sur 20 ans (hors assurance)
- 3,30 à 3,55 % sur 25 ans (hors assurance)
Pour un investissement locatif, les banques appliquent généralement une surprime de 0,10 à 0,20 point par rapport à un prêt résidence principale. L’apport minimum exigé se situe entre 10 et 20 % du prix d’acquisition, les frais de notaire devant impérativement être couverts par l’apport personnel.
Mon conseil : faites jouer la concurrence. J’ai détaillé les conditions proposées par les principaux réseaux bancaires dans mes analyses du taux de crédit immobilier 2026, et plus spécifiquement pour le Crédit Immobilier Caisse d’Épargne et BNP Paribas crédit immobilier. Vous pouvez également simuler votre crédit chez le Crédit Mutuel pour comparer.
Un point que je rappelle systématiquement : le taux d’endettement maximum de 35 % (assurance incluse) imposé par le HCSF est calculé de manière différentielle. Cela signifie que les revenus locatifs ne sont retenus qu’à hauteur de 70 % dans le calcul. Sur un salaire net de 3 500 € et un loyer attendu de 750 €, votre capacité d’emprunt sera calculée sur la base de : 3 500 + (750 × 70 %) = 4 025 €, soit une mensualité maximale de 1 409 €.
Si vous envisagez de renégocier un prêt existant pour financer un nouvel investissement, mon comparatif sur le taux de rachat de crédit immobilier vous donnera les clés pour évaluer l’intérêt de l’opération.
Les erreurs à éviter pour réussir son investissement
En quatorze ans d’analyse du marché immobilier, j’ai vu de nombreux investisseurs commettre des erreurs coûteuses. Voici les plus fréquentes à Lyon.
Se fier au rendement brut affiché par les plateformes. Je le répète : un rendement brut de 7 % peut très bien se transformer en 2,5 % net-net une fois la taxe foncière, la vacance, les charges et la fiscalité intégrées. Exigez toujours un calcul complet avant de vous engager. Si vous hésitez sur le choix d’un accompagnement, mon comparatif des conseillers en investissement locatif vous aidera à y voir plus clair.
Négliger l’état de la copropriété. À Lyon, de nombreux immeubles datent du XIXe siècle. Un ravalement de façade peut coûter entre 15 000 et 40 000 € par lot, une réfection de toiture entre 8 000 et 20 000 €. Demandez systématiquement les trois derniers PV d’assemblée générale et le carnet d’entretien avant d’acheter.
Sous-estimer la fiscalité. En location nue au régime réel, les revenus fonciers sont imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour un contribuable dans la tranche à 30 %, cela représente une imposition effective de 47,2 % sur les revenus fonciers nets. Le choix du régime fiscal (LMNP réel vs micro-BIC vs foncier réel vs micro-foncier) doit être fait en amont, pas au moment de la déclaration.
Acheter trop loin des transports. À Lyon, la proximité du métro est le critère numéro un des locataires. Un bien situé à plus de 10 minutes à pied d’une station de métro ou de tramway sera plus difficile à louer et subira une décote de 5 à 15 % sur le loyer par rapport à un bien équivalent proche d’une station.
Oublier le DPE. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location. Les logements classés F le seront à partir du 1er janvier 2028 (hors copropriétés bénéficiant d’un report). À Lyon, une part significative du parc ancien (immeubles canuts, bâtiments des années 1960-1970) présente des étiquettes énergétiques défavorables. Le coût d’une rénovation énergétique pour passer de G à D se situe entre 15 000 et 35 000 € pour un appartement de 40 m².
Investissement locatif clé en main à Lyon : ce qu’il faut savoir
Le marché de l’immobilier locatif lyon a vu émerger ces dernières années plusieurs sociétés proposant un service clé en main : recherche du bien, travaux, ameublement, mise en location et gestion. Des acteurs comme ARTAE, Masteos ou Bevouac sont présents sur le marché lyonnais.
Ces services ont un coût : comptez entre 7 et 12 % du prix d’acquisition en honoraires, en plus des frais de gestion locative récurrents (6 à 8 % des loyers). Ce surcoût impacte directement la rentabilité. Sur un bien à 200 000 €, 10 % d’honoraires représentent 20 000 € qui s’ajoutent à votre prix de revient et font mécaniquement baisser le rendement d’environ 0,5 point.
Pour autant, ces services ne sont pas dénués d’intérêt pour les investisseurs qui manquent de temps ou qui investissent à distance. L’essentiel est de vérifier indépendamment les projections de rentabilité fournies : recalculez le rendement net-net avec vos propres hypothèses de vacance, de charges et de fiscalité. Ne vous fiez jamais à un seul chiffre de rendement brut.
Pour ceux qui souhaitent investir dans d’autres villes avec la même rigueur d’analyse, je vous invite à consulter mes guides sur l’investissement locatif à Marseille ou encore mes analyses des marchés de Metz et de Tours.
Quel est l’investissement locatif le plus rentable à Lyon ? En termes de rendement net, c’est la colocation meublée en LMNP réel qui tire son épingle du jeu. Un T4 de 75 m² acheté 250 000 € dans le 8e arrondissement et loué en colocation à trois colocataires (450 € par chambre, charges comprises) génère un loyer brut de 1 350 € par mois, soit un rendement brut de 6,5 %. Après charges et fiscalité optimisée au réel, on atteint un rendement net-net autour de 4,0 à 4,5 %, ce qui est remarquable pour une ville de cette taille.
À retenir
- Exigez systématiquement un calcul de rentabilité intégrant charges, vacance, fiscalité et provisions travaux : le rendement brut seul ne signifie rien
- Privilégiez les 3e, 7e, 8e et 9e arrondissements pour le meilleur rapport rendement/risque, et Villeurbanne pour un prix d’entrée plus accessible
- Optez pour le statut LMNP au régime réel pour maximiser l’avantage fiscal grâce à l’amortissement, mais intégrez la réforme 2025 sur la plus-value dans votre projection à long terme
- Vérifiez l’étiquette DPE avant tout achat : un logement classé F ou G nécessitera des travaux de rénovation énergétique chiffrés entre 15 000 et 35 000 € pour rester louable
- Faites jouer la concurrence bancaire et ciblez un taux inférieur à 3,30 % sur 20 ans en négociant apport, domiciliation et assurance emprunteur
Questions fréquentes
Quelle est la rentabilité d’un investissement locatif à Lyon ?
La rentabilité brute moyenne à Lyon se situe entre 4,0 et 6,5 % selon l’arrondissement et le type de bien. En net après charges (taxe foncière, vacance locative, assurance, gestion), elle descend à 3,0 à 4,5 %. En net-net après fiscalité, comptez entre 2,5 et 4,2 % selon le régime fiscal choisi. Le LMNP au réel permet d’optimiser significativement ce dernier chiffre grâce à l’amortissement comptable.
Quel est le rendement locatif à Lyon ?
Le rendement locatif à Lyon varie fortement selon les quartiers. Les arrondissements premium (2e, 6e) offrent des rendements bruts de 3,2 à 4,0 %, tandis que les arrondissements périphériques (8e, 9e) atteignent 5,0 à 6,5 %. En première couronne (Villeurbanne, Vénissieux), les rendements bruts peuvent dépasser 6 à 7 %. Le rendement moyen toutes zones confondues s’établit autour de 4,5 à 5,0 % brut.
Quel est l’investissement locatif le plus rentable ?
À Lyon, la colocation meublée en LMNP au régime réel offre les meilleurs rendements nets. Un T4 loué en colocation dans le 8e arrondissement peut générer un rendement brut de 6,5 % et un net-net autour de 4,0 à 4,5 %. La location meublée courte durée (hors résidence principale) est encadrée par la réglementation municipale lyonnaise (autorisation de changement d’usage obligatoire), ce qui en limite l’attrait pour les investisseurs.
Dans quelle ville investir autour de Lyon ?
Villeurbanne est le premier choix grâce à sa desserte métro, son campus universitaire et des prix 15 à 25 % inférieurs à Lyon intra-muros. Vénissieux et Vaulx-en-Velin offrent des rendements bruts supérieurs à 6 %, avec un risque locatif plus élevé. Oullins-Pierre-Bénite, désormais connectée au métro B, séduit les investisseurs recherchant un profil résidentiel familial avec des prix entre 3 000 et 3 800 € / m².
Combien investir pour gagner 1 000 euros par mois à Lyon ?
Pour dégager un cash-flow net de 1 000 € par mois à Lyon, il faut viser un portefeuille générant environ 14 000 à 16 000 € de revenus locatifs nets annuels (en tenant compte de la fiscalité). Avec un rendement net-net de 3,5 %, cela représente un capital investi d’environ 400 000 à 460 000 €, soit deux à trois biens bien positionnés. En pratique, cet objectif est réaliste avec un apport initial de 80 000 à 100 000 € et un financement bancaire étalé sur 20 à 25 ans.
Faut-il investir dans le neuf ou l’ancien à Lyon ?
L’ancien offre généralement de meilleurs rendements à Lyon, car les prix au m² dans le neuf sont supérieurs de 25 à 40 % (5 500 à 7 500 € / m² pour un programme neuf contre 3 500 à 5 000 € dans l’ancien rénové). L’ancien permet aussi de bénéficier du déficit foncier en cas de travaux importants. Le neuf présente l’avantage de frais de notaire réduits (2 à 3 % contre 7 à 8 %) et de l’absence de travaux pendant les premières années, mais le rendement locatif y est mécaniquement plus faible.
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.