Préavis de location d’appartement : tout comprendre

Dans cet article

  • Le préavis location appartement est de 3 mois en zone non tendue et peut être réduit à 1 mois en zone tendue (article 15 de la loi du 6 juillet 1989)
  • La loi ALUR du 24 mars 2014 a généralisé le préavis d’un mois dans les 1 149 communes classées en zone tendue par le décret du 10 mai 2013
  • Un préavis de 2 mois n’existe pas dans la loi : la durée est soit 3 mois (droit commun), soit 1 mois (cas dérogatoires)
  • Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec accusé de réception, acte d’huissier ou remise en main propre contre récépissé ou émargement
  • Le bailleur, de son côté, doit respecter un préavis de 6 mois avant l’échéance du bail et justifier d’un motif légitime (reprise, vente ou motif sérieux)
  • Le dépôt de garantie doit être restitué dans un délai de 1 mois si l’état des lieux de sortie est conforme, ou 2 mois en cas de différences constatées

Durée légale du préavis pour le locataire

Quand j’ai commencé à décrypter le droit locatif aux Échos, la question du préavis pour location appartement revenait dans pratiquement chaque courrier de lecteur. Et pour cause : la règle semble simple en apparence, mais les exceptions sont nombreuses. Posons d’abord le cadre légal.

L’article 15-I de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 fixe le principe : le locataire d’un logement vide peut résilier le bail à tout moment, sous réserve de respecter un préavis de 3 mois. Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée par le bailleur, de la signification de l’acte d’huissier ou de la remise en main propre. Selon l’article 15 sur Légifrance, cette disposition est d’ordre public : aucune clause du bail ne peut imposer au locataire un préavis plus long.

Ce préavis de 3 mois constitue le droit commun. Pendant toute sa durée, le locataire reste redevable du loyer et des charges. Toutefois, si le bailleur trouve un nouveau locataire qui accepte les lieux avant la fin du préavis, le locataire sortant n’est redevable du loyer que jusqu’à la date d’entrée du successeur. C’est un point que j’ai vu ignoré dans de nombreuses situations conflictuelles. J’en ai d’ailleurs détaillé les subtilités dans mon article sur la durée du préavis en location en 2026.

Quel est le préavis pour quitter un appartement ? En résumé : 3 mois pour un logement vide en zone non tendue, sauf si vous entrez dans l’un des cas de réduction que je détaille ci-dessous.

Comment réduire le préavis de 3 mois à 1 mois

La loi prévoit plusieurs situations dans lesquelles le préavis location appartement est ramené de 3 mois à 1 mois. Ces cas sont limitativement énumérés par l’article 15-I alinéa 2 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi ALUR du 24 mars 2014. Voici la liste complète :

  • Logement situé en zone tendue : les communes listées par le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 bénéficient automatiquement du préavis réduit à 1 mois, sans justification particulière
  • Mutation professionnelle : un changement de lieu de travail imposé par l’employeur (pas un simple changement de poste sur le même site)
  • Perte d’emploi : licenciement, rupture conventionnelle ou fin de CDD non renouvelé ; la démission n’ouvre pas droit au préavis réduit sauf si le logement est en zone tendue
  • Obtention d’un premier emploi : pour les personnes entrant sur le marché du travail
  • Nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi : quand le locataire retrouve un poste après une période de chômage
  • État de santé justifiant un changement de domicile : attesté par un certificat médical
  • Bénéficiaire du RSA ou de l’AAH : le locataire doit justifier de sa qualité au moment de l’envoi du congé
  • Attribution d’un logement social : le locataire qui se voit proposer un logement HLM peut quitter son logement privé avec un préavis d’un mois

Quelle loi pour un préavis de 1 mois ? C’est donc la loi ALUR (n° 2014-366 du 24 mars 2014) qui a élargi et consolidé ces cas dérogatoires. Avant cette réforme, seule la zone tendue n’était pas reconnue comme motif de réduction. Depuis mars 2014, le simple fait d’habiter dans l’une des communes concernées suffit.

Point important que je souligne systématiquement : le locataire doit mentionner le motif de réduction dans sa lettre de congé et y joindre le justificatif correspondant (attestation employeur, certificat médical, notification Pôle emploi devenu France Travail, etc.). À défaut, le bailleur est en droit de considérer que le préavis applicable reste de 3 mois. Pour approfondir les délais selon le type de bail, je vous invite à consulter mon guide sur le préavis de 3 mois en location.

Zone tendue : la liste des communes concernées

La notion de zone tendue est centrale pour comprendre le préavis appartement location. Initialement, le décret de mai 2013 listait 1 149 communes réparties dans 28 agglomérations de plus de 50 000 habitants où la demande de logements excède fortement l’offre. Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse, Nantes, Montpellier, Nice et Strasbourg en font partie, mais aussi des villes moyennes comme Annecy, Bayonne ou Ajaccio.

Pour savoir si votre commune est classée en zone tendue, le site service-public.fr met à disposition un simulateur officiel. Il suffit de renseigner le code postal ou le nom de la commune. Ce vérificateur est plus fiable que les listes non officielles que l’on trouve sur certains sites immobiliers.

Si votre logement se situe en zone tendue, le préavis pour location appartement est de 1 mois, sans avoir à fournir d’autre justificatif que l’adresse du logement. J’insiste : cette règle s’applique même si le bail mentionne un préavis de 3 mois. Toute clause contraire est réputée non écrite en vertu de l’article 15 de la loi de 1989. Que vous habitiez près de Paris ou dans une agglomération de province classée, le mécanisme est identique.

Le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 a par ailleurs étendu le zonage pour d’autres dispositifs (encadrement des loyers, taxe sur les logements vacants), portant la liste à plus de 3 700 communes. Toutefois, pour le préavis réduit, c’est bien la liste initiale du décret de 2013 qui fait référence, sauf extension législative ultérieure.

Un préavis de 2 mois est-il possible ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement : est-ce qu’un préavis de 2 mois est possible pour un logement ? La réponse est non, du moins pas dans le cadre de la loi du 6 juillet 1989 applicable aux baux d’habitation. La loi ne prévoit que deux durées : 3 mois (droit commun) ou 1 mois (cas dérogatoires).

Aucun texte ne reconnaît un préavis intermédiaire de 2 mois. Si un bailleur accepte amiablement un départ anticipé à 2 mois, cela relève d’un accord de gré à gré qui n’a pas de base légale imposée. Je recommande alors de formaliser cet accord par écrit (avenant au bail ou échange de courriers recommandés) pour éviter tout litige ultérieur sur le loyer résiduel.

Attention à ne pas confondre avec le bail commercial, qui obéit à des règles distinctes. Dans ce cadre, le congé est donné pour la fin de chaque période triennale avec un préavis de 6 mois (article L. 145-4 du Code de commerce). Si ce sujet vous concerne, j’ai rédigé un article dédié au préavis du bail commercial qui détaille les spécificités de ce régime.

Formalités pour donner congé : la marche à suivre

Le préavis location appartement ne se résume pas à un délai : encore faut-il respecter un formalisme précis pour que le congé soit valable. Voici les étapes que je recommande systématiquement à mes lecteurs.

1. Rédiger la lettre de congé. Elle doit mentionner : votre identité, l’adresse du logement, la date souhaitée de départ, le motif de réduction du préavis le cas échéant, et la référence à l’article 15 de la loi du 6 juillet 1989. Vous trouverez un modèle de préavis logement sur le site service-public.fr ou auprès de l’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement).

2. Choisir le mode d’envoi. Trois options légales :

  • Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) : le préavis court à compter de la date de réception par le bailleur, pas de la date d’envoi
  • Acte de commissaire de justice (ex-huissier) : le préavis court à compter de la date de signification
  • Remise en main propre contre récépissé ou émargement : le préavis court à compter de la date de remise

3. Joindre les justificatifs. En cas de préavis réduit à 1 mois, joignez la pièce attestant votre situation : lettre de licenciement, attestation France Travail, certificat médical, justificatif RSA ou AAH, etc. Sans ce document, le bailleur peut contester la réduction du délai.

4. Planifier l’état des lieux de sortie. Il doit être réalisé de manière contradictoire, en présence du locataire et du bailleur (ou de leurs représentants). Si des dégradations sont constatées, le bailleur dispose de 2 mois pour restituer le dépôt de garantie, déduction faite des réparations. Si l’état des lieux est conforme, ce délai tombe à 1 mois (article 22 de la loi de 1989). Pour les questions liées aux impayés qui peuvent compliquer un départ, consultez mon article sur le FSL en cas de loyer impayé.

5. Résilier les contrats annexes. Pensez à résilier ou transférer les contrats d’énergie, d’assurance habitation (obligatoire jusqu’au dernier jour du bail), de box internet et la redirection du courrier postal.

Le préavis côté bailleur : règles et délais

Le préavis ne concerne pas uniquement le locataire. Le bailleur qui souhaite récupérer son logement doit lui aussi respecter des contraintes strictes, bien plus lourdes que celles imposées au locataire.

Le propriétaire doit notifier son congé au locataire au moins 6 mois avant la date d’échéance du bail pour un logement vide (3 ans ou 6 ans selon que le bailleur est une personne physique ou morale). Pour un meublé, ce délai est ramené à 3 mois avant l’échéance du bail d’un an.

Le congé délivré par le bailleur doit impérativement être motivé par l’un des trois motifs légaux :

  • Reprise pour habiter : le bailleur ou un membre de sa famille souhaite occuper le logement à titre de résidence principale
  • Vente du logement : le congé vaut alors offre de vente au profit du locataire, qui dispose d’un droit de préemption pendant les 2 premiers mois du préavis
  • Motif légitime et sérieux : manquement du locataire à ses obligations (impayés répétés, troubles de voisinage, défaut d’assurance)

Le non-respect de ces formes entraîne la nullité du congé : le bail est alors reconduit tacitement dans les mêmes conditions. Par ailleurs, pendant la trêve hivernale (du 1ᵉʳ novembre au 31 mars), aucune expulsion ne peut être exécutée, même si le congé a été valablement délivré.

Cas particuliers : logement social, meublé et bail mobilité

Le préavis pour location appartement varie selon la nature du bail. Voici les principales distinctions à connaître.

Logement social (HLM). Le préavis pour quitter un logement social est en principe de 3 mois, mais il est réduit à 1 mois dans les mêmes cas que le parc privé (zone tendue, mutation, perte d’emploi, etc.). L’article R. 441-5 du Code de la construction et de l’habitation encadre ces dispositions. L’organisme HLM ne peut pas imposer un délai plus long.

Location meublée. Pour un bail meublé relevant de la loi du 6 juillet 1989 (titre Iᵉʳ bis), le préavis du locataire est fixé à 1 mois dans tous les cas, quelle que soit la zone géographique. Le bail meublé dure 1 an (ou 9 mois pour les étudiants), et le préavis du bailleur est de 3 mois avant l’échéance.

Bail mobilité. Créé par la loi ELAN du 23 novembre 2018, le bail mobilité est conclu pour une durée de 1 à 10 mois non renouvelable. Le locataire peut donner congé à tout moment avec un préavis de 1 mois. Le bailleur, en revanche, ne peut pas donner congé avant le terme prévu : le bail prend fin automatiquement à la date convenue.

Colocation. En colocation avec bail individuel, chaque colocataire peut donner congé indépendamment avec le préavis applicable (3 mois ou 1 mois selon les cas). En bail unique, le congé d’un colocataire ne met pas fin au bail pour les autres, mais le colocataire sortant reste solidaire du paiement du loyer pendant 6 mois après son départ, sauf si un remplaçant figure au bail.

Tableau comparatif des durées de préavis

Pour clarifier l’ensemble des situations, j’ai synthétisé les durées de préavis location appartement dans le tableau ci-dessous. Il couvre les principaux types de baux et les cas de réduction.

Situation Préavis locataire Préavis bailleur Base légale
Location vide, zone non tendue 3 mois 6 mois avant échéance Art. 15, loi 6 juil. 1989
Location vide, zone tendue 1 mois 6 mois avant échéance Art. 15 + décret 10 mai 2013
Location vide, mutation / perte d’emploi 1 mois 6 mois avant échéance Art. 15, loi 6 juil. 1989
Location vide, bénéficiaire RSA / AAH 1 mois 6 mois avant échéance Art. 15, loi ALUR 2014
Location vide, état de santé 1 mois 6 mois avant échéance Art. 15, loi 6 juil. 1989
Location meublée 1 mois 3 mois avant échéance Art. 25-8, loi 6 juil. 1989
Bail mobilité 1 mois Pas de congé possible Art. 25-16, loi ELAN 2018
Logement social (HLM) 3 mois (1 mois si dérogatoire) Selon convention Art. R. 441-5, CCH

Ce tableau résume les cas les plus courants. Je rappelle qu’en pratique, c’est toujours la situation du locataire au moment de l’envoi du congé qui détermine le préavis applicable, pas celle qui existait à la signature du bail.

Erreurs fréquentes et conseils pratiques

Après quatorze ans passés à analyser les contentieux locatifs dans la presse spécialisée, voici les erreurs que je rencontre le plus souvent concernant le préavis appartement location.

Erreur n° 1 : confondre date d’envoi et date de réception. Le préavis court à compter de la réception du courrier par le bailleur, pas de son envoi. Un recommandé posté le 1ᵉʳ mars mais reçu le 4 mars fait courir le préavis à partir du 4 mars. En zone non tendue, le locataire devra donc payer le loyer jusqu’au 4 juin, pas jusqu’au 1ᵉʳ juin.

Erreur n° 2 : oublier de mentionner le motif de réduction. Un locataire en zone tendue qui envoie son congé sans préciser que le logement se situe en zone tendue s’expose à ce que le bailleur exige 3 mois de préavis. Même si le droit est de votre côté, la charge de la preuve vous incombe. Mentionnez toujours le fondement juridique dans votre courrier.

Erreur n° 3 : négliger la clause de solidarité en colocation. Un colocataire qui quitte le logement reste solidaire du loyer pendant 6 mois, sauf remplacement effectif. J’ai vu des situations où un colocataire parti depuis un an se retrouvait assigné pour des impayés accumulés après son départ, faute d’avoir formalisé l’arrivée de son remplaçant.

Erreur n° 4 : croire que le préavis s’applique au bailleur de la même manière. Le bailleur a un préavis de 6 mois (logement vide) et doit justifier d’un motif légal. Un propriétaire qui envoie un simple courrier disant « je souhaite récupérer mon logement » sans préciser le motif délivre un congé nul.

Erreur n° 5 : payer le dernier mois de loyer au prorata sans vérification. Le loyer du dernier mois est dû au prorata temporis si le préavis se termine en cours de mois. Vérifiez que votre bailleur calcule bien ce prorata sur la base du loyer charges comprises, et non sur un montant forfaitaire.

Mon conseil principal : conservez une copie de tous les documents échangés (lettre de congé, accusé de réception, justificatifs) pendant au moins 3 ans après votre départ. C’est le délai de prescription des actions en matière de baux d’habitation (article 7-1 de la loi de 1989). Si un litige sur le dépôt de garantie ou sur un complément de loyer surgit, vous aurez les preuves nécessaires.

Pour les propriétaires qui gèrent eux-mêmes leurs biens, la rigueur dans le traitement des congés est tout aussi essentielle. Les professionnels de la gestion locative à Lyon ou de la gestion locative à Bordeaux intègrent ces vérifications dans leurs processus, mais un bailleur particulier doit les maîtriser seul.

À retenir

  • Vérifiez si votre commune figure en zone tendue sur service-public.fr avant de rédiger votre congé : cela détermine un préavis de 1 ou 3 mois
  • Mentionnez explicitement le motif de réduction et joignez le justificatif dans votre lettre de congé, sous peine de vous voir opposer un préavis de 3 mois
  • Le préavis court à compter de la date de réception du courrier par le bailleur : anticipez un délai postal de 2 à 5 jours ouvrés
  • Un préavis de 2 mois n’existe pas légalement : négociez-le par écrit si le bailleur l’accepte, mais sachez qu’il n’a aucune obligation de l’accorder
  • Conservez tous les documents liés au congé pendant 3 ans minimum (prescription des actions locatives, article 7-1 de la loi de 1989)

Questions fréquentes


Comment réduire le préavis de 3 mois à 1 mois ?

Le préavis est réduit à 1 mois dans les cas suivants : logement situé en zone tendue (décret du 10 mai 2013), mutation professionnelle, perte d’emploi, premier emploi, nouvel emploi après chômage, état de santé justifiant un déménagement, ou qualité de bénéficiaire du RSA ou de l’AAH. Le motif doit être mentionné dans la lettre de congé avec le justificatif correspondant.


Quel est le préavis pour quitter un appartement ?

Pour un logement vide en zone non tendue, le préavis est de 3 mois. En zone tendue ou dans l’un des cas dérogatoires prévus par la loi ALUR, il est réduit à 1 mois. Pour un meublé, le préavis est toujours de 1 mois, quelle que soit la localisation du logement.


Est-ce qu’un préavis de 2 mois est possible pour un logement ?

Non, la loi du 6 juillet 1989 ne prévoit pas de préavis de 2 mois. Les seules durées légales sont 3 mois (droit commun, logement vide hors zone tendue) et 1 mois (cas dérogatoires). Un accord amiable entre locataire et bailleur peut fixer un délai différent, mais il doit être formalisé par écrit.


Quelle loi pour un préavis de 1 mois ?

C’est la loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014 qui a consolidé les cas de réduction du préavis à 1 mois, en ajoutant notamment la zone tendue comme motif automatique. Elle a modifié l’article 15-I de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs.


Le bailleur peut-il refuser un préavis de 1 mois en zone tendue ?

Non. Si le logement est situé dans une commune classée en zone tendue par le décret du 10 mai 2013, le préavis de 1 mois s’impose de plein droit. Toute clause du bail prévoyant un préavis de 3 mois est réputée non écrite. Le locataire doit simplement mentionner la zone tendue dans sa lettre de congé.


Comment calculer la date exacte de fin de préavis ?

Le préavis court à partir de la date de réception de la lettre recommandée par le bailleur (ou de la date de signification par huissier, ou de la date de remise en main propre). Pour un préavis de 3 mois reçu le 15 mars, la fin du préavis tombe le 15 juin. Le loyer du dernier mois est calculé au prorata si le départ intervient en cours de mois.


Faut-il payer le loyer pendant toute la durée du préavis ?

Oui, le locataire reste redevable du loyer et des charges pendant toute la durée du préavis, même s’il quitte le logement avant la fin de ce délai. Toutefois, si le bailleur reloue le logement avant le terme du préavis, le locataire sortant ne doit le loyer que jusqu’à la date d’entrée du nouveau locataire.


Arthur Lemoine
Arthur Lemoine

Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.