Dans cet article
- Les « frais de notaire » sont composés à 80 % de taxes reversées à l’État et au département, et non d’honoraires du notaire lui-même
- Dans l’ancien, le taux global oscille entre 7 et 8,5 % du prix d’acquisition selon le département, contre 2 à 3 % dans le neuf
- Depuis le 1er juin 2025, 28 départements ont relevé leur taxe de publicité foncière de 4,5 % à 5 %, portant la facture totale à plus de 8 % dans ces territoires
- Les émoluments du notaire, seule part réellement négociable, représentent en moyenne 1 à 1,5 % du prix et peuvent être réduits de 20 % maximum (article R. 444-10 du Code de commerce)
- La déduction du mobilier du prix de vente permet d’économiser jusqu’à plusieurs milliers d’euros de droits de mutation, à condition de fournir une liste estimative sincère
- Le choix du notaire est libre pour l’acheteur ; faire intervenir deux notaires ne coûte pas plus cher, les émoluments étant partagés entre eux
Sommaire
- Comprendre ce que recouvrent les « frais de notaire »
- Droits de mutation : le poste le plus lourd
- Émoluments du notaire : barème réglementé 2026
- Débours et formalités : le troisième poste
- Hausse des DMTO 2025 : quels départements sont concernés
- Négocier les frais de notaire : ce qui est réellement possible
- Réduire l’assiette de calcul : les leviers légaux
- Cas pratique : achat dans l’ancien à 250 000 €
- Ancien vs neuf : le comparatif chiffré
Quand je reçois des messages de lecteurs qui viennent de signer un compromis, la même incompréhension revient à chaque fois : « pourquoi les frais de notaire représentent-ils 20 000 € pour un appartement à 250 000 € ? ». Le terme lui-même est trompeur. En réalité, le notaire ne perçoit qu’une fraction minoritaire de cette somme. Le reste, c’est de la fiscalité de transfert collectée pour le compte de l’État, du département et de la commune. En 2026, avec la hausse des droits de mutation autorisée par la loi de finances 2025 et désormais appliquée dans de nombreux départements, il est plus important que jamais de comprendre chaque ligne de cette facture pour savoir exactement sur quoi vous pouvez agir.
Comprendre ce que recouvrent les « frais de notaire »
L’expression « frais de notaire » désigne en réalité l’ensemble des sommes versées par l’acquéreur au notaire lors de la signature de l’acte authentique. Le notaire agit ici comme collecteur d’impôts pour le compte de l’administration. La décomposition exacte se répartit en trois postes distincts :
- Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), aussi appelés « droits d’enregistrement » ou « taxe de publicité foncière », qui représentent environ 80 % de la facture totale dans l’ancien.
- Les émoluments du notaire, c’est-à-dire sa rémunération réglementée, qui pèsent entre 10 et 15 % du total.
- Les débours et frais divers (documents d’urbanisme, extraits cadastraux, frais de publication au fichier immobilier), soit 5 à 10 % restants.
Cette distinction est fondamentale car elle détermine ce qui est négociable et ce qui ne l’est absolument pas. Les taxes sont fixées par la loi ; les débours correspondent à des frais réels avancés par le notaire ; seuls les émoluments offrent une marge, encadrée par le Code de commerce (article R. 444-10). Si vous souhaitez optimiser votre budget d’acquisition global, je vous recommande de consulter mon guide des 8 étapes du premier investissement locatif qui intègre ces frais dans le plan de financement.
Droits de mutation : le poste le plus lourd
Les droits de mutation à titre onéreux sont la composante principale des frais d’acquisition. Ils se décomposent eux-mêmes en plusieurs taxes superposées :
- La taxe départementale : le taux de droit commun était de 4,50 % dans la quasi-totalité des départements (sauf l’Indre, le Morbihan et Mayotte restés à 3,80 %). Depuis la loi de finances 2025, les conseils départementaux peuvent relever ce taux jusqu’à 4,70 %.
- La taxe communale : 1,20 % du prix de vente, fixée par la loi.
- Les frais d’assiette et de recouvrement : 2,37 % du montant de la taxe départementale, perçus par l’État.
Au total, dans un département au taux standard de 4,50 %, le taux cumulé des DMTO s’élève à 5,81 % (4,50 % + 1,20 % + 0,107 %). Dans les départements ayant relevé à 4,70 %, ce taux grimpe à environ 6,01 %. Pour un achat à 250 000 €, la différence représente environ 500 € supplémentaires de taxes incompressibles.

Ces droits s’appliquent à la vente de biens anciens. Pour les logements neufs (vente en l’état futur d’achèvement ou vente dans les cinq ans suivant l’achèvement), la taxe de publicité foncière est réduite à 0,715 %, le reste étant soumis à la TVA immobilière de 20 % déjà incluse dans le prix affiché. C’est pourquoi on parle de « frais réduits » dans le neuf. Si vous hésitez entre ancien et neuf dans le cadre d’un investissement, mon article sur le rendement locatif brut vs net intègre cette différence dans les calculs.
Émoluments du notaire : barème réglementé 2026
Les émoluments proportionnels du notaire sont calculés selon un barème dégressif par tranches, fixé par le décret n° 2016-230 du 26 février 2016, revalorisé périodiquement. Voici le barème applicable en 2026 :
| Tranche de prix | Taux applicable | Montant cumulé max. de la tranche |
|---|---|---|
| De 0 à 6 500 € | 3,870 % | 251,55 € |
| De 6 500 à 17 000 € | 1,596 % | 167,58 € |
| De 17 000 à 60 000 € | 1,064 % | 457,52 € |
| Au-delà de 60 000 € | 0,799 % | Variable |
Ces taux s’appliquent hors taxes ; il faut ajouter la TVA à 20 %. Pour un achat à 250 000 €, les émoluments proportionnels s’élèvent à environ 1 995 € HT, soit 2 394 € TTC. Pour un bien à 400 000 €, comptez environ 3 194 € HT, soit 3 833 € TTC. Le barème est le même sur tout le territoire : un notaire parisien perçoit strictement la même rémunération proportionnelle qu’un notaire rural pour un même prix de vente.
À ces émoluments proportionnels s’ajoutent des émoluments de formalités (environ 800 à 1 200 € TTC selon la complexité du dossier) correspondant aux différentes démarches accomplies par l’étude. Ces montants sont également réglementés et figurent dans l’arrêté tarifaire.
Débours et formalités : le troisième poste
Les débours sont les sommes avancées par le notaire pour le compte de l’acquéreur afin d’obtenir les documents nécessaires à la vente : état hypothécaire, documents d’urbanisme, extrait cadastral, diagnostics complémentaires le cas échéant. Le notaire les refacture à l’euro près.
En pratique, les débours représentent entre 400 et 1 500 € selon la nature du bien (copropriété ou maison individuelle, présence de servitudes, nombre de lots). Ils incluent également la contribution de sécurité immobilière (ancienne « conservation des hypothèques »), fixée à 0,10 % du prix avec un minimum de perception de 15 €. Pour un achat à 250 000 €, cette contribution s’élève à 250 €.
Contrairement à ce que certains sites laissent entendre, les débours ne sont pas négociables : ce sont des frais réels, justifiés par des factures. Si le relevé de compte du notaire vous paraît opaque, vous avez le droit d’exiger un compte détaillé de liquidation montrant chaque ligne.

Hausse des DMTO 2025 : quels départements sont concernés
La loi de finances pour 2025 (article 116) a autorisé les départements à relever temporairement de 0,5 point leur taux de taxe de publicité foncière, le portant de 4,50 à 5,00 %, pour les actes passés entre le 1er juin 2025 et le 31 mars 2028. Cette mesure, présentée comme un soutien aux finances départementales, impacte directement les acquéreurs.
Au 1er juin 2025, 28 départements ont voté cette hausse, dont les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Ille-et-Vilaine, l’Isère, la Loire-Atlantique, le Nord, Paris, le Rhône, la Seine-Maritime, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. D’autres départements peuvent encore délibérer. La liste actualisée est consultable sur le site du service-public.fr concernant les droits de mutation.
Concrètement, pour un achat de 300 000 € dans l’ancien, la différence entre un département resté à 4,50 % et un département passé à 5,00 % est d’environ 1 500 € de taxes supplémentaires. C’est un paramètre à intégrer si vous hésitez entre deux localisations proches mais situées dans des départements différents. Pour une analyse plus large des signaux à surveiller avant d’acheter, je vous renvoie à mon décryptage des signaux macroéconomiques 2026.
Négocier les frais de notaire : ce qui est réellement possible
Soyons clairs : vous ne pouvez pas négocier les taxes, ni les débours. La seule marge de négociation porte sur les émoluments proportionnels du notaire. Depuis le 1er janvier 2021, l’article R. 444-10 du Code de commerce autorise le notaire à accorder une remise maximale de 20 % sur la part de ses émoluments calculée sur les tranches d’assiette supérieures à 100 000 €.
En pratique, voici ce que cela représente :
- Pour un bien à 200 000 € : émoluments d’environ 1 597 € HT, la remise maximale de 20 % sur la tranche au-delà de 100 000 € permet d’économiser environ 160 € HT.
- Pour un bien à 400 000 € : émoluments d’environ 3 194 € HT, la remise peut atteindre environ 480 € HT.
- Pour un bien à 800 000 € : émoluments d’environ 6 390 € HT, la remise peut représenter environ 1 120 € HT.
L’économie est donc proportionnelle au prix du bien, mais elle reste modeste rapportée au coût total. C’est pourquoi il est contre-productif de se focaliser uniquement sur la négociation des émoluments. Un notaire qui consent la remise maximale doit l’appliquer de manière uniforme à tous ses clients sur une période donnée ; il ne peut pas accorder 20 % à l’un et 10 % à l’autre. En pratique, beaucoup d’études appliquent spontanément une remise de 10 à 20 % pour les transactions supérieures à 150 000 €. N’hésitez pas à poser la question dès le premier rendez-vous.
Réduire l’assiette de calcul : les leviers légaux
Le levier le plus efficace pour diminuer vos frais de notaire n’est pas la négociation des émoluments ; c’est la réduction de l’assiette sur laquelle les DMTO et les émoluments sont calculés. Plusieurs mécanismes parfaitement légaux le permettent :
Déduire la valeur du mobilier
Lorsque la vente inclut du mobilier (cuisine équipée, électroménager encastré, luminaires, meubles de jardin), cette valeur peut être exclue de l’assiette des droits de mutation. L’administration fiscale admet généralement un montant de mobilier jusqu’à 5 % du prix de vente sans justificatif détaillé. Au-delà, une liste estimative chiffrée et signée par le vendeur est exigée. Pour un appartement vendu 300 000 € avec 10 000 € de mobilier, l’économie est d’environ 800 € de DMTO et 80 € d’émoluments. C’est mécanique et parfaitement légal.
Payer les frais d’agence séparément
Si le bien est vendu par une agence immobilière, la charge des honoraires d’agence peut être stipulée « à la charge de l’acquéreur » dans le mandat. Dans ce cas, les honoraires ne sont pas intégrés dans le prix de vente servant d’assiette aux DMTO. Pour un bien à 300 000 € avec 15 000 € d’honoraires d’agence, stipuler les honoraires « charge acquéreur » réduit l’assiette à 285 000 € et génère une économie de frais de notaire d’environ 1 200 €. Le prix total reste identique ; seule la ventilation change.

Acheter dans le neuf ou en VEFA
Les frais de notaire dans le neuf (VEFA ou vente dans les cinq ans de l’achèvement) sont considérablement plus faibles : 2 à 3 % du prix au lieu de 7 à 8,5 %. Sur un achat à 300 000 €, la différence peut atteindre 15 000 €. Ce n’est pas un « levier de négociation » à proprement parler, mais c’est un élément à intégrer dans votre arbitrage. J’ai détaillé les montages possibles dans mon article sur l’effet levier du crédit immobilier en 2026.
Profiter d’exonérations locales
Certaines acquisitions bénéficient d’exonérations partielles ou totales de DMTO : logements sociaux, acquisitions par des organismes HLM, achats dans certaines zones de revitalisation rurale (ZRR). Plus rarement, des abattements temporaires peuvent être votés par les départements pour les primo-accédants. Ces dispositifs sont marginaux mais ils existent ; renseignez-vous auprès de votre notaire ou de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) qui tient une base actualisée des aides locales.
Cas pratique : achat dans l’ancien à 250 000 €
Prenons un exemple concret pour un appartement de 250 000 € dans l’ancien, acquis dans un département au taux de 4,50 %, avec 5 000 € de mobilier déductible et des honoraires d’agence de 12 500 € à la charge de l’acquéreur.
| Poste | Assiette brute (250 000 €) | Assiette optimisée (232 500 €) |
|---|---|---|
| Taxe départementale (4,50 %) | 11 250 € | 10 463 € |
| Taxe communale (1,20 %) | 3 000 € | 2 790 € |
| Frais d’assiette État (2,37 % de la taxe dép.) | 267 € | 248 € |
| Total DMTO | 14 517 € | 13 501 € |
| Émoluments notaire (HT) | 1 995 € | 1 855 € |
| Remise 20 % sur tranche > 100 000 € | −240 € | −212 € |
| Émoluments nets HT | 1 755 € | 1 643 € |
| TVA sur émoluments (20 %) | 351 € | 329 € |
| Émoluments de formalités TTC | 1 000 € | 1 000 € |
| Débours et contribution sécurité immo. | 750 € | 733 € |
| Total frais de notaire | 18 373 € | 17 206 € |
| Économie réalisée | 1 167 € |
L’économie de 1 167 € provient de la combinaison de trois leviers : déduction du mobilier, passage des honoraires d’agence à la charge de l’acquéreur, et négociation de la remise maximale sur les émoluments. Ce n’est pas une fortune, mais c’est un mois de mensualité de crédit sur un prêt à 3,5 % sur 25 ans. Et surtout, chacun de ces leviers est parfaitement légal et ne nécessite aucune contrepartie. Pour aller plus loin sur l’optimisation fiscale de votre investissement, consultez mon mode d’emploi du déficit foncier 2026.
Ancien vs neuf : le comparatif chiffré
Pour que les choses soient parfaitement claires, voici un comparatif synthétique pour un même prix d’acquisition de 300 000 € :
| Poste | Ancien (dép. à 4,50 %) | Ancien (dép. à 5,00 %) | Neuf (VEFA) |
|---|---|---|---|
| DMTO / Taxe publicité foncière | 17 421 € | 18 921 € | 2 145 € |
| Émoluments notaire TTC | 2 874 € | 2 874 € | 2 874 € |
| Débours et formalités | 1 100 € | 1 100 € | 1 100 € |
| Total | 21 395 € | 22 895 € | 6 119 € |
| % du prix | 7,13 % | 7,63 % | 2,04 % |
L’écart entre ancien et neuf est considérable : plus de 15 000 € pour un même prix d’achat. C’est un élément qui peut peser dans l’arbitrage, même si le prix au mètre carré du neuf est généralement supérieur de 15 à 25 % à celui de l’ancien. Pour une comparaison plus globale intégrant la fiscalité de détention, je vous invite à lire mon analyse sur la plus-value immobilière sur résidence secondaire en 2026 et celle sur la SCI familiale vs SCI à l’IS si vous achetez via une société.
Un point souvent oublié : lors d’une succession immobilière, les droits de mutation à titre gratuit sont calculés sur la valeur vénale du bien. Les frais de notaire de succession suivent un barème différent, mais la logique de décomposition (taxes, émoluments, débours) reste la même. De même, en cas de donation en démembrement, les droits sont calculés sur la valeur de la nue-propriété selon le barème de l’article 669 du CGI, ce qui réduit mécaniquement l’assiette taxable.
À retenir
- Exigez systématiquement le compte détaillé de liquidation du notaire pour vérifier chaque ligne de frais avant la signature
- Demandez dès le premier rendez-vous si l’étude applique la remise de 20 % sur les émoluments (article R. 444-10 du Code de commerce) ; si ce n’est pas le cas, faites jouer la concurrence
- Établissez une liste estimative sincère du mobilier inclus dans la vente (cuisine équipée, électroménager, luminaires) pour réduire l’assiette des DMTO
- Vérifiez si les honoraires d’agence peuvent être stipulés « charge acquéreur » dans le compromis pour les sortir de l’assiette taxable
- Identifiez le taux de DMTO applicable dans votre département (4,50 % ou 5,00 % depuis juin 2025) avant de finaliser votre budget d’acquisition
Questions fréquentes
Quel est le taux réel des frais de notaire dans l’ancien en 2026 ?
Le taux global se situe entre 7 et 8,5 % du prix d’acquisition dans l’ancien, selon le département. Il se décompose en droits de mutation (5,81 à 6,01 %), émoluments du notaire (environ 1 à 1,5 %) et débours (0,3 à 0,5 %). Dans les 28 départements ayant relevé leur taxe de publicité foncière à 5 % depuis juin 2025, le taux total se rapproche de 8,5 %.
Peut-on vraiment négocier les frais de notaire et combien peut-on économiser ?
La négociation ne porte que sur les émoluments proportionnels du notaire, pas sur les taxes ni les débours. La remise maximale autorisée est de 20 % sur la part des émoluments calculée au-delà de 100 000 €. Pour un bien à 300 000 €, cela représente une économie d’environ 320 € HT. En combinant la remise avec la déduction du mobilier et le passage des honoraires d’agence « charge acquéreur », l’économie totale peut dépasser 1 500 €.
Comment déduire le mobilier pour réduire les frais de notaire ?
Il suffit d’établir une liste estimative détaillée du mobilier inclus dans la vente (cuisine équipée, électroménager encastré, luminaires, meubles de jardin), signée par le vendeur. Le fisc admet généralement sans justificatif un montant allant jusqu’à 5 % du prix. Au-delà, chaque élément doit être valorisé de manière sincère. Cette liste est annexée au compromis puis à l’acte authentique.
Quels départements ont augmenté les droits de mutation en 2025 ?
Depuis le 1er juin 2025, 28 départements ont relevé leur taxe de publicité foncière de 4,50 à 5,00 %, parmi lesquels Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Rhône, le Nord, la Loire-Atlantique et l’Hérault. Cette hausse est temporaire jusqu’au 31 mars 2028. La liste complète est disponible sur service-public.fr.
Faire intervenir deux notaires augmente-t-il les frais ?
Non. Lorsque l’acheteur et le vendeur ont chacun leur notaire, les émoluments sont partagés entre les deux études selon une clé de répartition convenue entre elles. Le coût total pour l’acquéreur reste strictement identique. Avoir son propre notaire est même recommandé : il défend vos intérêts et vérifie les clauses du compromis en votre faveur, sans surcoût.
Les frais de notaire sont-ils déductibles des revenus fonciers ?
Les frais d’acquisition (frais de notaire) ne sont pas déductibles des revenus fonciers en tant que charges courantes. En revanche, pour un investissement locatif au régime réel, ils peuvent être ajoutés au prix de revient du bien et amortis dans le cadre du statut LMNP au réel. En location nue au régime réel (revenus fonciers), l’acquéreur peut opter pour la déduction forfaitaire de 7,5 % du prix d’acquisition en lieu et place des frais réels, ce qui revient à intégrer partiellement ces frais.
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.