Dans cet article
- La plus-value sur résidence secondaire est taxée à 36,2 % au total (19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), avant abattements pour durée de détention
- L’exonération totale d’IR intervient après 22 ans de détention, celle de prélèvements sociaux après 30 ans (barème en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026)
- Le PLF 2026 a introduit un débat sur la réduction du délai d’exonération à 17 ans pour les résidences secondaires, un texte à suivre de près
- Cinq cas permettent une exonération totale sans condition de durée : premier achat de résidence principale, prix de vente inférieur à 15 000 €, expropriation, cession à un organisme HLM, vendeur invalide ou retraité modeste
- Le prix d’acquisition peut être majoré d’un forfait de 7,5 % pour frais et de 15 % pour travaux (sans justificatif après 5 ans), ce qui réduit mécaniquement la base taxable
- Une surtaxe progressive de 2 à 6 % s’ajoute lorsque la plus-value nette dépasse 50 000 €
Sommaire
- Ce que dit le Code général des impôts sur la plus-value immobilière
- Calcul de la plus-value brute : prix de cession moins prix d’acquisition corrigé
- Abattements pour durée de détention : le barème applicable en 2026
- Taux d’imposition et surtaxe sur les plus-values élevées
- Les cinq cas d’exonération totale en 2026
- PLF 2026 : vers une exonération ramenée à 17 ans
- Exemple chiffré complet : vente d’un appartement détenu 12 ans
- Astuces légales pour réduire ou différer l’impôt sur la plus-value
Vendre une résidence secondaire sans anticiper la fiscalité sur la plus-value, c’est s’exposer à une facture qui peut représenter plus du tiers du gain réalisé. Je reçois chaque semaine des messages de lecteurs surpris par le montant retenu par le notaire le jour de la signature. L’explication tient en un mot : méconnaissance. Le régime des plus-values immobilières des particuliers est pourtant stable depuis 2013, codifié aux articles 150 U à 150 VH du Code général des impôts, et parfaitement prévisible si l’on maîtrise les trois étapes du calcul. Je vous propose ici un décryptage complet, chiffré, avec les textes de référence et les leviers d’optimisation que le droit autorise.
Ce que dit le Code général des impôts sur la plus-value immobilière
Le principe est posé par l’article 150 U du CGI : toute cession à titre onéreux d’un bien immobilier (ou de droits portant sur un immeuble) réalisée par une personne physique génère une plus-value imposable, sauf si le bien constitue la résidence principale du vendeur au jour de la cession. C’est cette exception, prévue au 1° du II de l’article 150 U, qui crée la ligne de partage entre résidence principale (exonérée) et résidence secondaire (taxée). Pour approfondir la fiscalité patrimoniale globale, je vous renvoie à mon guide sur l’IFI 2026 qui détaille les interactions entre impôt sur la fortune immobilière et plus-values.
La plus-value est calculée, déclarée et prélevée par le notaire lors de la signature de l’acte authentique. Le vendeur n’a pas à la reporter dans sa déclaration de revenus annuelle (sauf pour le calcul du revenu fiscal de référence). Le notaire verse directement l’impôt au Trésor public via la déclaration 2048-IMM déposée auprès du service de publicité foncière.

Calcul de la plus-value brute : prix de cession moins prix d’acquisition corrigé
La plus-value brute se détermine en deux temps :
1. Le prix de cession correspond au prix stipulé dans l’acte, diminué des frais supportés par le vendeur à l’occasion de la vente : diagnostics obligatoires, commission d’agence si elle est contractuellement à la charge du vendeur, et certains frais de mainlevée d’hypothèque. En pratique, la plupart des vendeurs ne déduisent que la commission d’agence, car les autres postes sont souvent négligeables.
2. Le prix d’acquisition est le prix figurant dans l’acte d’achat, majoré de deux catégories de dépenses :
- Les frais d’acquisition : frais de notaire, droits d’enregistrement, TVA non récupérée. Le vendeur peut retenir soit les frais réels justifiés, soit un forfait de 7,5 % du prix d’acquisition (article 150 VB II 4° du CGI). Ce forfait est presque toujours plus avantageux que le réel, sauf acquisition récente avec TVA lourde.
- Les dépenses de travaux : construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration (hors entretien et réparation). Le vendeur peut retenir les dépenses réelles sur factures, ou bien un forfait de 15 % du prix d’acquisition si le bien est détenu depuis plus de 5 ans (article 150 VB II 5° du CGI). Ce forfait s’applique sans aucun justificatif, ce qui le rend particulièrement intéressant lorsque les factures ont été égarées.
Prenons un exemple simple : vous avez acheté un studio 120 000 € en 2014, revendu 185 000 € en 2026. Le prix d’acquisition corrigé s’élève à 120 000 + 9 000 (7,5 % forfait frais) + 18 000 (15 % forfait travaux) = 147 000 €. La plus-value brute est donc de 185 000 − 147 000 = 38 000 €. Si vous avez investi dans le cadre d’un premier investissement locatif, ce calcul est identique.
Abattements pour durée de détention : le barème applicable en 2026
L’article 150 VC du CGI prévoit un système d’abattements progressifs qui réduisent la plus-value imposable en fonction de la durée de détention. Attention : deux barèmes distincts s’appliquent, un pour l’impôt sur le revenu (IR) et un pour les prélèvements sociaux (PS). C’est un point que beaucoup de vendeurs ignorent.
| Durée de détention | Abattement IR (19 %) | Abattement PS (17,2 %) |
|---|---|---|
| Moins de 6 ans | 0 % | 0 % |
| De la 6ᵉ à la 21ᵉ année | 6 % par an | 1,65 % par an |
| 22ᵉ année révolue | 4 % (solde) | 1,60 % |
| Au-delà de 22 ans | Exonération totale IR | 9 % par an |
| Au-delà de 30 ans | Exonération totale IR | Exonération totale PS |
La durée de détention se calcule par années complètes, de date à date, à compter du jour de l’acquisition (ou de la donation, succession). Une détention de 11 ans et 10 mois compte pour 11 années pleines. Les abattements cumulés pour IR atteignent 100 % au bout de 22 ans : 16 années × 6 % = 96 %, plus 4 % la 22ᵉ année. Pour les prélèvements sociaux, il faut attendre 30 ans révolus pour une exonération complète, selon les informations détaillées sur le portail Service-public.fr.

Taux d’imposition et surtaxe sur les plus-values élevées
Une fois les abattements appliqués, la plus-value nette est soumise à deux prélèvements :
- Impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % (article 200 B du CGI)
- Prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %)
Le taux combiné atteint donc 36,2 % de la plus-value nette. À cela peut s’ajouter une surtaxe progressive (article 1609 nonies G du CGI) lorsque la plus-value nette imposable à l’IR dépasse 50 000 €. Cette surtaxe va de 2 % (entre 50 001 et 100 000 €) à 6 % (au-delà de 260 000 €), avec un mécanisme de lissage. Sur une plus-value nette de 80 000 €, la surtaxe représente 2 % × 80 000 = 1 600 € supplémentaires. Pour mettre ce coût en perspective avec le rendement locatif net réel, l’exercice est souvent éclairant.
Pour les non-résidents de l’UE/EEE, un prélèvement spécifique de 75 % peut s’appliquer sur les cessions réalisées dans des États non coopératifs (article 244 bis A du CGI), un cas heureusement rare mais à connaître.
Les cinq cas d’exonération totale en 2026
Le législateur a prévu plusieurs situations dans lesquelles la plus-value sur résidence secondaire est totalement exonérée, indépendamment de la durée de détention. Je les classe par ordre de fréquence dans les dossiers que j’observe :
1. Remploi pour achat de la résidence principale (article 150 U II 1° bis du CGI). Si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des quatre années précédant la vente, la plus-value est exonérée à condition de remployer le prix de cession dans l’acquisition ou la construction de votre résidence principale dans un délai de 24 mois. En cas de remploi partiel, l’exonération est proportionnelle. C’est le cas le plus courant et le plus puissant : il permet de vendre un bien locatif ou une résidence secondaire pour financer son logement principal sans aucune fiscalité.
2. Prix de cession inférieur à 15 000 € (article 150 U II 6° du CGI). Le seuil s’apprécie par quote-part en cas d’indivision. Pour un couple en indivision 50/50, chaque part doit être inférieure à 15 000 €, soit un prix de vente global de 30 000 €. Ce cas concerne surtout les garages, caves ou petites parcelles. Si vous êtes en indivision ou SCI, l’appréciation du seuil change sensiblement.
3. Expropriation pour cause d’utilité publique (article 150 U II 4°), à condition que l’indemnité soit remployée dans les 12 mois pour l’acquisition, la construction ou l’agrandissement d’un immeuble.
4. Cession à un organisme HLM ou à un opérateur assimilé (article 150 U II 7° et 8°), avec un abattement exceptionnel pouvant aller jusqu’à 70 % en zone tendue.
5. Vendeur titulaire d’une pension de vieillesse ou d’une carte d’invalidité (article 150 U III du CGI), sous condition de revenu fiscal de référence inférieur aux plafonds fixés à l’article 1417 du CGI (environ 12 455 € pour une part en 2026). Ce cas protège les retraités modestes qui vendent un bien secondaire pour compléter leurs revenus.

PLF 2026 : vers une exonération ramenée à 17 ans
Le projet de loi de finances pour 2026 a ouvert un chantier majeur : réduire le délai d’exonération totale de la plus-value immobilière sur les résidences secondaires. L’objectif affiché par le gouvernement est d’encourager la rotation du parc immobilier et de libérer des logements en incitant les propriétaires à vendre plus tôt plutôt que d’attendre 22 ou 30 ans d’exonération naturelle.
Le mécanisme discuté prévoit une exonération complète d’IR et de prélèvements sociaux dès 17 ans de détention, avec un barème d’abattements accéléré. Concrètement, l’abattement annuel serait relevé pour atteindre 100 % en 17 ans au lieu de 22 pour l’IR et 30 pour les PS. Ce serait un changement considérable pour les propriétaires qui détiennent leur bien depuis 15 à 25 ans : certains passeraient immédiatement en exonération totale.
Au moment où j’écris ces lignes (mai 2026), le texte définitif n’est pas encore promulgué dans cette version. Je recommande de suivre l’évolution de cette réforme sur Légifrance, section plus-values des particuliers, et de ne prendre aucune décision de vente sur la base d’un texte non encore adopté. En attendant, ce sont bien les barèmes actuels (22 ans IR, 30 ans PS) qui s’appliquent. Si vous envisagez une cession dans le cadre d’une SCI à l’IS, le régime diffère totalement puisque la plus-value relève alors de l’impôt sur les sociétés.
Exemple chiffré complet : vente d’un appartement détenu 12 ans
Pour ancrer ces règles dans le concret, je prends un cas type que je croise régulièrement :
- Acquisition : appartement acheté 200 000 € en mai 2014
- Cession : revente 310 000 € en mai 2026 (12 ans de détention)
- Travaux réels : 25 000 € de rénovation (factures disponibles), mais le forfait 15 % est plus avantageux
Étape 1 : prix d’acquisition corrigé
200 000 + 15 000 (forfait frais 7,5 %) + 30 000 (forfait travaux 15 %) = 245 000 €
Étape 2 : plus-value brute
310 000 − 245 000 = 65 000 €
Étape 3 : abattements (12 ans de détention, soit 7 années d’abattement à partir de la 6ᵉ)
- Abattement IR : 7 × 6 % = 42 %, soit 65 000 × 42 % = 27 300 € d’abattement. Plus-value nette IR = 37 700 €
- Abattement PS : 7 × 1,65 % = 11,55 %, soit 65 000 × 11,55 % = 7 507 € d’abattement. Plus-value nette PS = 57 493 €
Étape 4 : imposition
- IR : 37 700 × 19 % = 7 163 €
- PS : 57 493 × 17,2 % = 9 889 €
- Surtaxe : la plus-value nette IR (37 700 €) est inférieure à 50 000 €, donc pas de surtaxe
Total de l’impôt : 7 163 + 9 889 = 17 052 €, soit 26,2 % de la plus-value brute. Sur un gain de 65 000 €, il reste au vendeur 47 948 € nets. Le notaire prélève ce montant directement sur le prix de vente le jour de la signature. Si ce gain est réinvesti, mon guide sur l’effet de levier du crédit vous aidera à mesurer l’impact de cette somme sur votre capacité d’emprunt.
Astuces légales pour réduire ou différer l’impôt sur la plus-value
Le droit fiscal offre plusieurs leviers parfaitement légaux pour diminuer la note. Je les utilise régulièrement dans mes analyses et ils ne relèvent en aucun cas de l’optimisation agressive.
Maximiser les forfaits d’acquisition. Le cumul forfait frais (7,5 %) + forfait travaux (15 %) représente 22,5 % du prix d’achat déduit automatiquement. Pour un bien acheté 250 000 €, cela retire 56 250 € de la base taxable. Comparez toujours avec vos frais et travaux réels sur justificatifs : le forfait n’est pas toujours optimal si vous avez réalisé une rénovation lourde avec factures.
Conserver les factures de travaux d’amélioration. Agrandissement, surélévation, aménagement de combles, installation d’une cuisine équipée intégrée : ces dépenses majorent le prix d’acquisition au réel si elles dépassent le forfait 15 %. En revanche, la peinture, le papier peint ou le remplacement d’un ballon d’eau chaude relèvent de l’entretien et ne sont pas déductibles. Pour un bien locatif, pensez aussi au mécanisme du déficit foncier qui peut absorber une partie des travaux en amont.
Vendre en lots séparés sous le seuil de 15 000 €. Si votre bien comprend un garage ou une cave pouvant faire l’objet d’un lot de copropriété distinct, la vente séparée de ce lot peut tomber sous le seuil d’exonération. Attention : l’administration fiscale requalifie les montages artificiels. La séparation doit correspondre à une réalité cadastrale et juridique.
Opter pour le remploi dans la résidence principale. Si vous êtes locataire de votre logement principal depuis au moins quatre ans, vendez votre résidence secondaire et achetez votre résidence principale dans les 24 mois : la plus-value est exonérée en totalité ou au prorata du remploi. C’est le levier le plus puissant du dispositif, et il est étonnamment sous-utilisé.
Différer la cession pour franchir un palier d’abattement. Chaque année supplémentaire de détention au-delà de 5 ans réduit la base d’IR de 6 %. Sur une plus-value brute de 100 000 €, une année supplémentaire économise 6 000 × 19 % = 1 140 € d’IR et 1 650 × 17,2 % = 284 € de PS, soit environ 1 424 € par an. Ce calcul doit être mis en balance avec le coût de portage du bien (taxe foncière, charges, évolution du marché locatif) et le risque de baisse de prix.
Vendre via une donation préalable. La donation d’un bien immobilier purge la plus-value latente : le donataire repart d’une valeur d’acquisition égale à la valeur déclarée dans l’acte de donation. Si les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans) le permettent, donner le bien à ses enfants puis leur laisser le revendre peut effacer toute plus-value. Ce montage, parfaitement légal, suppose un délai raisonnable entre la donation et la revente pour éviter une requalification en abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales). Si vous explorez des montages familiaux, je détaille les options dans mon comparatif indivision, SCI et démembrement.
Pour les investisseurs qui comparent immobilier et placements financiers, la fiscalité des plus-values est un paramètre décisif. J’ai posé les chiffres dans mon comparatif immobilier-bourse sur le long terme.
À retenir
- Cumulez systématiquement le forfait frais de 7,5 % et le forfait travaux de 15 % si vous détenez le bien depuis plus de 5 ans et que vos dépenses réelles justifiées sont inférieures
- Vérifiez votre éligibilité à l’exonération pour remploi dans la résidence principale (non-propriétaire depuis 4 ans + remploi sous 24 mois) : c’est le levier le plus puissant et le plus sous-utilisé
- Avant toute cession, calculez le coût de portage annuel (taxe foncière, charges, vacance) et comparez-le à l’économie d’impôt générée par une année de détention supplémentaire
- Conservez toutes vos factures de travaux d’amélioration (agrandissement, surélévation, cuisine intégrée) : elles peuvent dépasser le forfait 15 % et réduire davantage la base taxable
- Surveillez l’adoption définitive de la réforme PLF 2026 sur l’exonération à 17 ans avant de prendre une décision de vente ou de report
Questions fréquentes
Comment calculer la plus-value immobilière sur une résidence secondaire en 2026 ?
La plus-value brute est la différence entre le prix de vente et le prix d’achat majoré des frais (forfait 7,5 %) et des travaux (forfait 15 % après 5 ans de détention ou réel sur factures). On applique ensuite les abattements pour durée de détention (6 % par an pour l’IR de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, 1,65 % pour les PS). La plus-value nette est taxée à 19 % d’IR et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total.
Quelle est la nouvelle loi sur la plus-value de résidence secondaire en 2026 ?
Le PLF 2026 a mis en discussion une réforme visant à ramener l’exonération totale de plus-value à 17 ans de détention au lieu de 22 ans pour l’IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux. L’objectif est de fluidifier le marché en incitant les propriétaires à vendre plus tôt. En mai 2026, le texte définitif n’est pas encore promulgué dans cette version ; les barèmes actuels restent applicables.
Quels sont les cas d’exonération totale de plus-value sur résidence secondaire ?
Cinq cas permettent une exonération totale sans condition de durée : remploi du prix dans l’achat de la résidence principale (si non-propriétaire depuis 4 ans), prix de vente inférieur à 15 000 € (par quote-part), expropriation avec remploi sous 12 mois, cession à un organisme HLM, et vendeur retraité ou invalide sous plafond de revenus.
Quel est le taux d’imposition sur la plus-value immobilière en 2026 ?
Le taux global est de 36,2 % : 19 % d’impôt sur le revenu (taux forfaitaire) et 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG-CRDS et prélèvement de solidarité). Une surtaxe de 2 à 6 % s’ajoute lorsque la plus-value nette imposable à l’IR dépasse 50 000 €.
Comment réduire légalement l’impôt sur la plus-value d’une résidence secondaire ?
Plusieurs leviers sont légaux : maximiser les forfaits d’acquisition (7,5 % frais + 15 % travaux), conserver les factures de travaux d’amélioration si elles dépassent le forfait, utiliser l’exonération pour remploi dans la résidence principale, différer la vente pour gagner un palier d’abattement, ou réaliser une donation préalable qui purge la plus-value latente dans la limite des abattements familiaux.
La plus-value est-elle calculée par le notaire ou par le vendeur ?
C’est le notaire qui calcule, déclare et prélève l’impôt sur la plus-value lors de la signature de l’acte authentique. Il dépose la déclaration 2048-IMM et verse directement l’impôt au Trésor public. Le vendeur n’a pas à reporter la plus-value dans sa déclaration annuelle de revenus, mais elle entre dans le calcul du revenu fiscal de référence.
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.