Dans cet article
- Les mises en chantier de logements neufs ont chuté à 259 000 unités en glissement annuel à fin février 2026 (Sit@del2, SDES), soit un recul de 11 % sur un an et de 37 % par rapport au pic de 2017
- Les permis de construire accordés tombent à 330 200 autorisations cumulées sur douze mois, leur plus bas niveau depuis 2009, signe que le pipeline ne se reconstitue pas
- Le coût de construction (indice ICC de l’INSEE) a progressé de +18,4 % entre le T1 2021 et le T4 2025, comprimant les marges des promoteurs à un plancher historique
- Les ventes nettes de logements neufs s’établissent autour de 78 000 lots en 2025 (FPI), loin des 130 000 à 140 000 unités de la période 2016-2019
- Le dispositif Pinel a pris fin au 31 décembre 2024 sans successeur équivalent ; le nouveau PTZ élargi aux maisons individuelles en zone B2/C ne compense que partiellement la demande perdue
- La remontée des coûts du foncier viabilisé, estimée à +22 % en cinq ans dans les métropoles tendues, bloque les bilans d’opération et gèle les lancements
Sommaire
- État des lieux : les chiffres clés des mises en chantier début 2026
- Permis de construire : un pipeline qui ne se reconstitue pas
- Coûts de construction et foncier : la double pression sur les promoteurs
- Fin du Pinel et dispositifs de remplacement : l’impact sur la demande
- Taux de crédit et solvabilité des acquéreurs : un frein persistant
- Conséquences de la crise du neuf sur le marché du logement
- Perspectives : un rebond est-il possible avant 2027 ?
- Stratégies concrètes pour les acquéreurs de neuf en 2026
Depuis que je couvre le marché résidentiel français, je n’ai jamais observé une contraction aussi longue de la production de logements neufs. Trois années consécutives de recul, un pipeline de permis au plus bas depuis la crise de 2008-2009, des promoteurs qui gèlent leurs lancements : le marché du neuf traverse une crise structurelle dont les effets se feront sentir pendant des années sur l’offre de logements. Dans cette analyse, je décortique les causes profondes de cet effondrement, je m’appuie sur les données officielles du SDES, de l’INSEE et de la FPI, et je propose des pistes concrètes pour les acquéreurs qui cherchent malgré tout à se positionner.
État des lieux : les chiffres clés des mises en chantier début 2026
Les statistiques Sit@del2 publiées par le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique confirment la tendance que je redoutais. Sur les douze mois glissants à fin février 2026, la France a mis en chantier environ 259 000 logements, toutes catégories confondues (individuels purs, individuels groupés, collectifs et résidences). Ce volume représente un recul de 11 % par rapport à la même période un an plus tôt, et surtout un décrochage de 37 % par rapport au pic de 414 000 mises en chantier enregistré en 2017.
Le segment le plus touché reste le logement collectif privé, cœur de métier des promoteurs nationaux. Les mises en chantier de collectifs sont passées de 210 000 unités en 2017 à environ 135 000 début 2026. Le logement individuel diffus résiste un peu mieux grâce à l’autoconstruction et aux contrats de construction de maisons individuelles (CCMI), mais il subit lui aussi un recul de l’ordre de 8 % sur un an.
Pour replacer ces chiffres dans leur contexte, j’ai reconstitué la série longue des mises en chantier depuis 2015. Le tableau ci-dessous illustre l’ampleur de la chute :
| Année | Mises en chantier (milliers) | Variation annuelle | Permis accordés (milliers) |
|---|---|---|---|
| 2015 | 351 | -1,5 % | 382 |
| 2016 | 376 | +7,1 % | 416 |
| 2017 | 414 | +10,1 % | 485 |
| 2018 | 398 | -3,9 % | 461 |
| 2019 | 387 | -2,8 % | 440 |
| 2020 | 355 | -8,3 % (Covid) | 382 |
| 2021 | 381 | +7,3 % | 420 |
| 2022 | 369 | -3,1 % | 397 |
| 2023 | 287 | -22,2 % | 353 |
| 2024 | 272 | -5,2 % | 340 |
| 2025 (est.) | 265 | -2,6 % | 332 |
| 2026 (12 mois glissants, fév.) | 259 | -11,0 % | 330 |
Sources : SDES / Sit@del2 pour les mises en chantier et les permis ; estimations 2025-2026 sur la base des données provisoires corrigées.
Ce tableau montre clairement que la France construit aujourd’hui 155 000 logements de moins par an qu’en 2017. C’est un déficit colossal qui pèse déjà sur l’offre disponible, notamment dans les zones tendues. J’ai détaillé l’impact de cette raréfaction sur les prix du m² dans mon analyse sur les villes où la tendance des prix s’inverse en 2026.
Permis de construire : un pipeline qui ne se reconstitue pas

Le problème ne se limite pas aux mises en chantier : en amont, les permis de construire accordés continuent de se contracter. Avec 330 200 autorisations en cumul sur douze mois à fin février 2026, on atteint le niveau le plus bas depuis 2009. Or, les permis précèdent en général les mises en chantier de 12 à 18 mois. Cela signifie que même si les conditions de marché s’amélioraient brutalement au deuxième semestre 2026, l’effet sur les chantiers ne se matérialiserait pas avant mi-2027 au plus tôt.
Plusieurs facteurs expliquent cette atonie des permis. D’abord, les élus locaux délivrent moins d’autorisations depuis le durcissement du ZAN (zéro artificialisation nette) inscrit dans la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Les schémas régionaux d’aménagement (SRADDET) imposent désormais une réduction de 50 % de la consommation foncière d’ici 2031, ce qui pousse nombre de maires à refuser ou retarder les projets, notamment en zones périurbaines.
Ensuite, les recours contentieux contre les permis de construire ont augmenté de 14 % entre 2022 et 2025 selon les données du Conseil d’État. Chaque recours gèle un projet pendant 18 à 24 mois en moyenne, décourageant les promoteurs de lancer de nouvelles opérations dans les secteurs exposés.
Enfin, la complexité réglementaire continue de s’alourdir. La RE 2020, pleinement applicable depuis le 1er janvier 2025 dans son palier le plus exigeant, impose des seuils d’émissions carbone qui éliminent de fait certaines solutions constructives traditionnelles. Les promoteurs que j’interroge régulièrement estiment que le surcoût lié à la RE 2020 se situe entre 8 et 12 % du coût de construction, un chiffre cohérent avec les études de l’Observatoire de l’immobilier durable (OID).
Coûts de construction et foncier : la double pression sur les promoteurs
J’en arrive à ce que je considère comme le nœud du problème : l’effondrement des bilans d’opération des promoteurs. Un bilan d’opération, c’est la différence entre le prix de vente prévisionnel des logements et l’ensemble des coûts (foncier, construction, frais financiers, commercialisation, marge). Quand ce bilan est négatif ou insuffisant pour couvrir le risque, le promoteur ne lance tout simplement pas l’opération.
Côté construction, l’indice ICC publié par l’INSEE a progressé de +18,4 % entre le T1 2021 et le T4 2025. Cette hausse s’explique par la flambée des matériaux (acier, ciment, bois, isolants) amorcée en 2021, les revalorisations salariales dans le BTP (conventions collectives) et les exigences croissantes de la RE 2020. Si l’inflation des matériaux s’est stabilisée courant 2024, les coûts n’ont pas reflué : ils se sont simplement stabilisés à un plateau élevé.
Côté foncier, la situation est encore plus tendue. Dans les métropoles où la demande de logements est forte (Lyon, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Rennes), le prix du foncier viabilisé a bondi de 22 % en cinq ans. La raréfaction liée au ZAN y contribue directement : moins de terrains disponibles signifie plus de concurrence entre opérateurs et des prix au mètre carré de terrain qui ne baissent pas, même quand les prix de sortie des logements stagnent.
Résultat : les promoteurs se retrouvent pris en étau. D’un côté, ils ne peuvent pas augmenter significativement les prix de vente parce que la solvabilité des acquéreurs a été érodée par la remontée des taux d’intérêt entre 2022 et 2024. De l’autre, leurs coûts restent élevés. La marge opérationnelle moyenne des promoteurs cotés français est tombée sous 5 % en 2025, contre 8 à 10 % avant la crise. Cette compression des marges explique directement le gel des lancements.
Fin du Pinel et dispositifs de remplacement : l’impact sur la demande

Le dispositif Pinel, qui offrait une réduction d’impôt de 12 %, 18 % ou 21 % du prix d’acquisition (puis 10,5 %, 15 % et 17,5 % en Pinel dégradé à partir de 2023), a pris fin au 31 décembre 2024 conformément à l’article 168 de la loi de finances pour 2021. Il n’a pas été reconduit dans la loi de finances pour 2025 ni dans celle pour 2026.
Or, le Pinel représentait historiquement 40 à 50 % des ventes de logements neufs collectifs selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Sa disparition a mécaniquement retiré du marché des dizaines de milliers d’acquéreurs-investisseurs chaque année. Les ventes nettes de logements neufs, qui oscillaient entre 130 000 et 140 000 lots par an entre 2016 et 2019, sont tombées à environ 78 000 lots en 2025. Pour 2026, la FPI anticipe un volume similaire, voire légèrement inférieur.
Le gouvernement a certes élargi le prêt à taux zéro (PTZ) aux maisons individuelles en zones B2 et C depuis le 1er avril 2025, puis relevé les plafonds de revenus pour 2026. C’est une mesure bienvenue pour les primo-accédants, comme je l’ai expliqué dans mon article sur le calcul acheter ou louer en 2026. Mais le PTZ ne remplace pas le Pinel : il cible les résidences principales, pas l’investissement locatif. Les investisseurs, qui constituaient le socle de la demande neuve, n’ont plus de dispositif fiscal comparable.
Le statut LMNP (loueur meublé non professionnel), que j’ai analysé en détail dans mon guide complet du LMNP, reste une option pour les investisseurs, mais il s’applique indifféremment au neuf et à l’ancien. Il ne crée donc pas d’incitation spécifique à acheter du neuf, contrairement au Pinel qui était réservé aux logements neufs ou assimilés.
Taux de crédit et solvabilité des acquéreurs : un frein persistant
L’autre variable majeure de l’équation, c’est le coût du crédit immobilier. Après être montés jusqu’à 4,20 % en moyenne sur 20 ans fin 2023 (Observatoire Crédit Logement / CSA), les taux ont amorcé une décrue progressive tout au long de 2024 et 2025, portée par les baisses successives du taux de refinancement de la BCE. En avril 2026, les taux moyens toutes durées confondues se situent autour de 2,95 à 3,15 %, comme je le détaille dans ma dernière analyse des taux immobiliers d’avril 2026.
Cette baisse est significative, mais elle ne suffit pas à restaurer pleinement la solvabilité des acquéreurs de neuf. Pourquoi ? Parce que les prix du neuf n’ont quasiment pas baissé. Contrairement à l’ancien, où les prix se sont ajustés de 5 à 15 % selon les marchés entre 2023 et 2025, les prix du neuf sont restés rigides. Les promoteurs préfèrent ne pas lancer d’opérations plutôt que de vendre à perte. Le prix moyen du mètre carré en collectif neuf en France (hors Île-de-France) s’établit autour de 4 350 € / m² début 2026, un niveau quasi stable depuis 2022.
Pour un ménage empruntant sur 25 ans à 3,05 % avec un apport de 10 %, un appartement T3 neuf de 65 m² au prix moyen (282 750 €) génère une mensualité d’environ 1 210 € hors assurance. En appliquant la règle du taux d’effort maximal de 35 % (recommandation du HCSF), il faut un revenu net mensuel du ménage d’au moins 3 460 €. C’est un seuil qui exclut encore une partie importante des primo-accédants, surtout dans les métropoles où les prix sont plus élevés que la moyenne nationale.
Conséquences de la crise du neuf sur le marché du logement
La sous-production chronique de logements neufs n’est pas un problème abstrait. Ses conséquences sont très concrètes et touchent l’ensemble du marché immobilier.
Première conséquence : la tension locative s’aggrave. Moins de logements neufs mis sur le marché signifie moins de fluidité dans les parcours résidentiels. Les locataires qui auraient acheté un logement neuf restent locataires, réduisant le stock de logements disponibles à la location. Dans les métropoles tendues, les taux de vacance locative sont tombés sous 3 %, un seuil critique qui alimente la hausse des loyers. La combinaison avec le calendrier d’interdiction des passoires thermiques (les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025) accentue encore la pénurie.
Deuxième conséquence : l’emploi dans le BTP souffre. La Fédération française du bâtiment (FFB) estime que le secteur a perdu environ 65 000 emplois nets entre fin 2022 et fin 2025. Ce sont principalement des intérimaires et des sous-traitants spécialisés dans le gros œuvre. La perte de savoir-faire est préoccupante : quand la reprise viendra, le secteur pourrait manquer de main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande, créant un goulot d’étranglement supplémentaire.
Troisième conséquence : les recettes fiscales des collectivités diminuent. La taxe d’aménagement, les droits de mutation liés aux VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) et les participations des promoteurs au financement des équipements publics se contractent. Plusieurs intercommunalités que je suis régulièrement signalent des baisses de recettes de 15 à 25 % sur les lignes liées à la construction neuve.
En résumé, la crise du neuf alimente un cercle vicieux : moins de construction, plus de tension sur l’existant, des prix de l’ancien qui résistent à la baisse dans les zones tendues malgré la hausse passée des taux. J’ai analysé cette dynamique dans mon bilan du marché immobilier 2025.
Perspectives : un rebond est-il possible avant 2027 ?

Soyons lucides : un retour rapide aux volumes de 2017-2019 est hautement improbable. Plusieurs facteurs structurels (ZAN, RE 2020, coûts de construction élevés) ne disparaîtront pas. En revanche, un rebond modéré des mises en chantier est envisageable sous certaines conditions.
Condition 1 : une poursuite de la baisse des taux directeurs. Si la BCE ramène son taux de refinancement à 2,00 % ou en dessous d’ici fin 2026, comme le suggèrent les anticipations de marché en avril 2026, les taux de crédit immobilier pourraient descendre vers 2,50 à 2,70 % début 2027. Cela restaurerait une partie de la capacité d’emprunt des ménages et relancerait la demande en accession. Pour suivre cette variable clé, je vous renvoie à mon analyse régulière des taux immobiliers et de leur évolution.
Condition 2 : un ajustement des prix du foncier. Certains élus commencent à comprendre que le blocage de la construction nuit à l’attractivité de leur territoire. Des initiatives de décote du foncier public émergent dans plusieurs métropoles (programme Action Cœur de Ville élargi, cessions de foncier public à prix minoré pour du logement intermédiaire). Ces dispositifs restent marginaux, mais ils pourraient monter en puissance si la pression politique sur le logement s’intensifie.
Condition 3 : un nouveau dispositif d’incitation à l’investissement locatif. Plusieurs propositions circulent au Parlement : crédit d’impôt pour l’investissement dans le neuf performant (BBC ou RE 2020), TVA réduite à 10 % sur les logements intermédiaires, extension du dispositif Loc’Avantages avec un bonus pour le neuf. Aucune de ces mesures n’est votée à ce jour, mais le rapport de la commission Rebsamen, remis en mars 2026, recommande explicitement un dispositif fiscal ciblé sur le logement intermédiaire neuf. Si une mesure législative intervient d’ici la fin de l’année 2026, ses effets sur les mises en chantier ne se feront sentir qu’à partir du second semestre 2027.
Ma prévision personnelle : les mises en chantier devraient atteindre un point bas autour de 250 000 à 260 000 unités en 2026, puis amorcer une remontée très progressive vers 280 000 à 300 000 en 2027-2028, sous réserve d’un soutien public renforcé. Nous resterons très loin des 400 000 logements par an que la Fondation Abbé Pierre estime nécessaires pour résorber le mal-logement.
Stratégies concrètes pour les acquéreurs de neuf en 2026
Si vous envisagez d’acheter dans le neuf malgré ce contexte difficile, voici les stratégies que je recommande après avoir analysé des dizaines de programmes cette année.
Ciblez les programmes en queue de commercialisation. Les promoteurs qui ont des lots invendus depuis plus de 12 mois sont prêts à consentir des remises significatives : 5 à 12 % sur le prix catalogue, prise en charge des frais de notaire (environ 2,5 % dans le neuf), offre de cuisine équipée ou de places de stationnement. N’hésitez pas à négocier : dans le contexte actuel, le rapport de force est clairement du côté de l’acquéreur.
Vérifiez la garantie financière d’achèvement (GFA). Avec la fragilité de certains promoteurs de taille intermédiaire, il est crucial de s’assurer que la GFA extrinsèque (délivrée par une banque ou un assureur) est bien en place. C’est une obligation légale prévue par l’article L 261-10-1 du Code de la construction et de l’habitation, mais vérifiez le document et l’identité du garant avant de signer.
Profitez du PTZ élargi si vous êtes primo-accédant. Depuis 2025, le PTZ est accessible dans toutes les zones pour les logements neufs collectifs, et depuis avril 2025 pour les maisons individuelles en zones B2 et C. Le montant maximal peut couvrir jusqu’à 50 % du coût de l’opération pour les ménages des tranches de revenus les plus basses. C’est un levier puissant qui peut réduire vos mensualités de 20 à 30 %.
Comparez systématiquement neuf et ancien rénové. Dans certaines villes, l’écart de prix entre le neuf et l’ancien rénové aux normes actuelles (DPE A ou B) s’est réduit à moins de 10 %. Or, l’ancien offre l’avantage d’une livraison immédiate et d’une localisation souvent plus centrale. J’ai détaillé les diagnostics obligatoires en 2026 pour vous aider à évaluer la qualité d’un bien ancien.
Explorez les villes moyennes. C’est dans les agglomérations de 50 000 à 200 000 habitants que les prix du neuf restent les plus accessibles, avec des mètres carrés entre 2 800 et 3 500 €. Les programmes y sont plus rares, mais les bilans d’opération sont plus faciles à équilibrer pour les promoteurs, ce qui signifie une offre plus pérenne. J’avais déjà identifié cette tendance dans mon article sur l’achat en ville moyenne.
Pour les investisseurs, la SCI familiale reste un véhicule pertinent pour structurer un achat dans le neuf, notamment en démembrement temporaire. Les charges de copropriété sont généralement modérées les premières années dans un immeuble neuf (pas de gros travaux, équipements sous garantie), ce qui améliore le rendement net initial.
À retenir
- Vérifiez toujours les données Sit@del2 du SDES pour avoir les chiffres officiels de mises en chantier et de permis, et non les estimations de lobbies professionnels
- Négociez une remise de 5 à 12 % sur le prix catalogue des programmes en queue de commercialisation ; le rapport de force est en faveur de l’acquéreur en 2026
- Exigez la copie de la garantie financière d’achèvement extrinsèque avant de signer tout contrat de réservation en VEFA
- Simulez votre éligibilité au PTZ élargi 2026 avant d’écarter l’option du neuf : le prêt à taux zéro peut couvrir jusqu’à 50 % du coût pour les primo-accédants modestes
- Comparez le coût global (prix + frais + charges sur 10 ans) entre un logement neuf et un ancien rénové DPE A/B ; l’écart est souvent plus faible qu’on ne le croit
Questions fréquentes
Combien de logements neufs sont mis en chantier en France en 2026 ?
Sur les douze mois glissants à fin février 2026, environ 259 000 logements ont été mis en chantier selon les données Sit@del2 du SDES. C’est un recul de 11 % sur un an et de 37 % par rapport au pic de 414 000 atteint en 2017.
Les promoteurs ne peuvent pas baisser les prix sans passer sous leur coût de revient. Les coûts de construction ont augmenté de 18,4 % entre 2021 et 2025 (indice ICC, INSEE), et le foncier a bondi de 22 % dans les métropoles. Plutôt que de vendre à perte, ils préfèrent geler les lancements, ce qui aggrave la pénurie mais préserve leur viabilité financière.Pourquoi les promoteurs ne baissent-ils pas les prix du neuf ?
À ce jour, aucun dispositif ne remplace directement le Pinel, qui a pris fin le 31 décembre 2024. Le PTZ a été élargi mais il cible les résidences principales, pas l’investissement locatif. Le statut LMNP reste disponible mais ne crée pas d’incitation spécifique au neuf. Plusieurs propositions législatives sont en discussion mais aucune n’est votée en avril 2026.Quel dispositif fiscal remplace le Pinel pour l’investissement dans le neuf ?
Oui. Depuis le 1er avril 2025, le PTZ est éligible pour les maisons individuelles neuves en zones B2 et C (zones rurales et petites villes). Pour les logements collectifs neufs, le PTZ était déjà accessible dans toutes les zones. Les plafonds de revenus ont été relevés pour 2026, élargissant le nombre de ménages éligibles.Le PTZ est-il accessible pour un logement neuf en zone rurale ?
Un rebond modéré est envisageable à partir du second semestre 2027, sous trois conditions : une poursuite de la baisse des taux de crédit vers 2,50-2,70 %, un ajustement du prix du foncier via des décotes publiques, et l’adoption d’un nouveau dispositif fiscal pour l’investissement locatif dans le neuf. Un retour aux niveaux de 2017 (400 000+) est en revanche hautement improbable à moyen terme.Quand peut-on espérer un rebond des mises en chantier en France ?
Ciblez les programmes dont la commercialisation dure depuis plus de 12 mois. Les promoteurs y consentent des remises de 5 à 12 %, parfois complétées par la prise en charge des frais de notaire ou l’offre d’équipements (cuisine, parking). Demandez le tableau de commercialisation pour identifier les lots restants et utilisez le stock invendu comme levier de négociation.Comment négocier le prix d’un logement neuf en 2026 ?
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.