Dans cet article
- Le PTZ 2026 est désormais accessible sur 100 % du territoire français, y compris en zone C, pour le neuf collectif comme pour l’ancien avec travaux
- Les plafonds de ressources ont été relevés : un ménage de 4 personnes en zone A bis peut emprunter jusqu’à 180 000 € à taux zéro sous condition d’un revenu fiscal de référence inférieur à 120 400 €
- La quotité finançable atteint 50 % du coût de l’opération pour les ménages de la tranche 1, contre 40 % auparavant
- Le PTZ se cumule avec le prêt d’accession sociale (PAS), le prêt Action Logement, MaPrimeRénov’ et les aides locales sans plafond global d’aide
- Le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 par la loi de finances 2025, mettant fin à l’incertitude sur sa pérennité
- Les conditions de performance énergétique imposent un logement classé A ou B au DPE pour le neuf, et un gain d’au moins deux classes après travaux pour l’ancien
Sommaire
- PTZ 2026 : ce qui a réellement changé depuis le 1er avril 2025
- Zonage A bis, A, B1, B2, C : qui peut prétendre au PTZ et pour quel type de bien
- Plafonds de ressources : les seuils de revenus par zone et par composition du foyer
- Montant, quotité et durée de remboursement du PTZ
- Conditions d’éligibilité : primo-accession, DPE, occupation du logement
- Cumul du PTZ avec les autres aides : PAS, Action Logement, MaPrimeRénov’, aides locales
- Simulation concrète : combien rapporte réellement le PTZ sur 25 ans
- Erreurs fréquentes et motifs de refus à éviter
PTZ 2026 : ce qui a réellement changé depuis le 1er avril 2025
Je couvre le PTZ depuis sa création en 1995, et je n’ai jamais vu autant de modifications concentrées sur une seule année. La loi de finances pour 2025 a profondément remanié le dispositif, avec une entrée en vigueur effective au 1er avril 2025 pour les offres de prêt émises à compter de cette date.
Premier changement majeur : l’extension géographique. Jusqu’en 2024, le PTZ neuf était réservé aux zones tendues (A bis, A, B1). Depuis avril 2025, toutes les zones du territoire sont éligibles, y compris les zones B2 et C longtemps exclues pour le neuf collectif. C’est un virage politique assumé pour soutenir l’accession en zone rurale et périurbaine.
Deuxième changement : les plafonds de ressources ont été élargis avec la création d’une quatrième tranche de revenus. Concrètement, des ménages qui gagnent jusqu’à 120 400 € par an (pour 4 personnes en zone A bis) peuvent désormais bénéficier du dispositif. Auparavant, le plafond s’arrêtait à environ 90 000 € pour ce même profil.
Troisième changement : la quotité finançable a été augmentée pour les ménages les plus modestes, passant de 40 % à 50 % du coût total de l’opération en tranche 1. Cela représente un gain de pouvoir d’achat non négligeable quand les taux du marché tournent autour de 3,2 % sur 20 ans (Observatoire Crédit Logement / CSA, mai 2026).
Enfin, la prolongation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2027 apporte une visibilité bienvenue, tant pour les acquéreurs que pour les promoteurs qui calibrent leurs programmes.

Zonage A bis, A, B1, B2, C : qui peut prétendre au PTZ et pour quel type de bien
Le zonage reste la clé d’entrée du PTZ. Il détermine à la fois l’éligibilité du bien et les plafonds d’opération applicables. Je rappelle que le classement des communes en zones est fixé par arrêté et consultable sur le simulateur de l’ANIL.
Voici la grille d’éligibilité actualisée pour 2026 :
| Zone | Neuf collectif (appartement) | Neuf individuel (maison) | Ancien avec travaux (25 % min.) | Exemples de villes |
|---|---|---|---|---|
| A bis | Oui | Non | Oui | Paris, Lyon centre, Neuilly-sur-Seine |
| A | Oui | Non | Oui | Marseille, Montpellier, Nice, Lille |
| B1 | Oui | Non | Oui | Bordeaux, Nantes, Toulouse, Rennes, Strasbourg |
| B2 | Oui | Non | Oui | Agen, Béziers, Chartres, Vannes |
| C | Oui | Non | Oui | Communes rurales, bourgs centres, petites villes |
Point crucial que beaucoup de sites omettent : la maison individuelle neuve reste exclue du PTZ, quelle que soit la zone. Ce choix, assumé depuis 2024, vise à limiter l’artificialisation des sols conformément à l’objectif ZAN (Zéro Artificialisation Nette). Seul le logement collectif neuf (appartement en immeuble) est éligible.
Pour l’ancien, la condition est identique sur tout le territoire : le montant des travaux doit représenter au moins 25 % du coût total de l’opération (acquisition + travaux). Ces travaux doivent viser l’amélioration énergétique ou la modernisation du logement, et le bien doit atteindre une performance énergétique minimale après travaux.
Je vous recommande de vérifier le classement de votre commune directement sur le site de l’ANIL avant tout engagement. Les reclassements de zone interviennent périodiquement par arrêté, et certaines communes ont changé de zone en 2024-2025.
Plafonds de ressources : les seuils de revenus par zone et par composition du foyer
Le PTZ est soumis à des plafonds de revenus fondés sur le revenu fiscal de référence (RFR) de l’année N-2. Pour une demande en 2026, c’est donc l’avis d’imposition 2025 sur les revenus 2024 qui fait foi. Le RFR retenu est celui du foyer fiscal, divisé par un coefficient familial.
Voici les plafonds de revenus annuels actualisés par tranche, zone et nombre de personnes dans le foyer :
| Nombre de personnes | Tranche 1 (la plus modeste) | Tranche 2 | Tranche 3 | Tranche 4 (nouvelle) |
|---|---|---|---|---|
| Zone A bis et A | ||||
| 1 personne | ≤ 25 000 € | ≤ 31 000 € | ≤ 37 000 € | ≤ 49 000 € |
| 2 personnes | ≤ 37 500 € | ≤ 43 750 € | ≤ 51 250 € | ≤ 73 500 € |
| 3 personnes | ≤ 45 000 € | ≤ 52 500 € | ≤ 61 500 € | ≤ 88 200 € |
| 4 personnes | ≤ 52 500 € | ≤ 63 000 € | ≤ 74 000 € | ≤ 102 900 € |
| 5 personnes et + | ≤ 60 000 € | ≤ 73 500 € | ≤ 86 500 € | ≤ 120 400 € |
| Zone B1 | ||||
| 1 personne | ≤ 21 500 € | ≤ 26 000 € | ≤ 30 000 € | ≤ 34 500 € |
| 2 personnes | ≤ 30 000 € | ≤ 36 400 € | ≤ 42 000 € | ≤ 48 300 € |
| 3 personnes | ≤ 36 000 € | ≤ 43 750 € | ≤ 50 400 € | ≤ 57 960 € |
| 4 personnes | ≤ 42 000 € | ≤ 51 000 € | ≤ 58 800 € | ≤ 67 620 € |
| 5 personnes et + | ≤ 48 000 € | ≤ 58 300 € | ≤ 67 200 € | ≤ 77 280 € |
| Zones B2 et C | ||||
| 1 personne | ≤ 18 000 € | ≤ 22 500 € | ≤ 27 000 € | ≤ 31 500 € |
| 2 personnes | ≤ 25 200 € | ≤ 31 500 € | ≤ 37 800 € | ≤ 44 100 € |
| 3 personnes | ≤ 30 240 € | ≤ 37 800 € | ≤ 45 360 € | ≤ 52 920 € |
| 4 personnes | ≤ 35 280 € | ≤ 44 100 € | ≤ 52 920 € | ≤ 61 740 € |
| 5 personnes et + | ≤ 40 320 € | ≤ 50 400 € | ≤ 60 480 € | ≤ 70 560 € |
Un point que je vois souvent mal compris : le coefficient familial du PTZ n’est pas celui de l’impôt sur le revenu. Le PTZ utilise un coefficient propre : 1 pour une personne seule, 1,4 pour deux, 1,7 pour trois, 2 pour quatre, 2,3 pour cinq et plus. C’est ce coefficient qui pondère le RFR pour déterminer votre tranche.
Le calcul se fait ainsi : RFR du foyer ÷ coefficient familial PTZ = revenu de référence à comparer aux seuils. Si votre foyer de 3 personnes déclare 60 000 € de RFR, le revenu pondéré est 60 000 ÷ 1,7 = 35 294 €. En zone B1, ce montant vous place en tranche 2.

Montant, quotité et durée de remboursement du PTZ
Le montant du PTZ se calcule en appliquant une quotité (pourcentage) au coût total de l’opération, plafonné selon la zone et la taille du foyer. Depuis avril 2025, les quotités ont été revalorisées :
| Tranche de revenus | Quotité (neuf collectif) | Quotité (ancien avec travaux) | Durée totale du prêt | Dont différé de remboursement |
|---|---|---|---|---|
| Tranche 1 | 50 % | 50 % | 25 ans | 15 ans (différé total) |
| Tranche 2 | 40 % | 40 % | 22 ans | 10 ans |
| Tranche 3 | 40 % | 40 % | 22 ans | 5 ans |
| Tranche 4 | 20 % | 10 % | 20 ans | 0 an (pas de différé) |
Le différé de remboursement est l’atout majeur du PTZ. Pendant cette période, vous ne remboursez aucune mensualité sur le PTZ : seul le prêt principal est remboursé. Cela allège considérablement la charge mensuelle pendant les premières années, celles où le budget est le plus serré.
Les plafonds d’opération, qui viennent coiffer le coût pris en compte, varient selon la zone. Pour un foyer de 4 personnes : 360 000 € en zone A bis, 312 000 € en zone A, 276 000 € en zone B1, 240 000 € en zone B2 et 210 000 € en zone C. Le PTZ s’applique sur ce plafond, pas sur le prix réel s’il est supérieur.
Ainsi, pour un couple avec deux enfants (4 personnes) en tranche 1, achetant un appartement neuf en zone A bis à 400 000 € : le coût plafonné est 360 000 €, la quotité est 50 %, soit un PTZ de 180 000 € à 0 % sur 25 ans avec 15 ans de différé total. C’est une économie d’intérêts considérable que je détaille plus loin dans la simulation.
Conditions d’éligibilité : primo-accession, DPE, occupation du logement
Les conditions du PTZ sont cumulatives. Il suffit qu’une seule ne soit pas remplie pour que le dossier soit rejeté. Voici les critères à vérifier point par point.
Primo-accession : vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années précédant la demande. Des exceptions existent pour les titulaires d’une carte d’invalidité, les victimes de catastrophe naturelle et les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Si vous êtes propriétaire d’un bien locatif ou d’une résidence secondaire, cela ne vous exclut pas du PTZ, tant que vous n’avez pas possédé votre résidence principale.
Performance énergétique : pour le neuf, le logement doit être classé A ou B au diagnostic de performance énergétique (DPE). En pratique, tout logement neuf conforme à la RE2020 respecte cette exigence. Pour l’ancien avec travaux, le logement doit atteindre au minimum la classe E après travaux et gagner au moins deux classes par rapport à son état initial. Un bien classé G avant travaux devra donc atteindre au minimum E. Je vous renvoie à mon article sur la loi climat et les passoires thermiques pour comprendre les enjeux du calendrier d’interdiction de location.
Résidence principale : le logement financé par le PTZ doit devenir votre résidence principale dans un délai d’un an suivant l’achat ou la fin des travaux. Vous devez l’occuper au moins huit mois par an. En cas de mise en location avant six ans, vous devrez rembourser le PTZ par anticipation, sauf exceptions (mutation professionnelle, divorce, invalidité).
Plafond du coût de l’opération : pour l’ancien avec travaux, le coût total (acquisition + travaux) est plafonné. Les travaux doivent représenter au minimum 25 % de ce coût total. Les travaux éligibles incluent la création de surfaces habitables, la modernisation, l’assainissement et l’amélioration énergétique. Les frais de notaire ne sont pas inclus dans le coût de l’opération PTZ.

Cumul du PTZ avec les autres aides : PAS, Action Logement, MaPrimeRénov’, aides locales
L’un des atouts les moins exploités du PTZ est sa cumulabilité avec la quasi-totalité des autres dispositifs d’aide à l’accession. Voici l’inventaire complet des cumuls possibles, que j’ai vérifié auprès de l’ANIL et du ministère de la Transition écologique.
PTZ + Prêt d’accession sociale (PAS) : c’est le montage le plus courant. Le PAS couvre le reste du financement avec un taux plafonné. Les deux prêts sont garantis par l’État, ce qui réduit les frais de garantie. Combinés, ils peuvent couvrir jusqu’à 100 % du coût de l’opération hors frais annexes.
PTZ + Prêt Action Logement (ex-1 % patronal) : si votre employeur cotise au CIL, vous pouvez obtenir un prêt complémentaire jusqu’à 40 000 € à 0,5 %. Le cumul avec le PTZ est explicitement autorisé et fréquemment utilisé. C’est un levier puissant pour les salariés du privé dans des entreprises de plus de 10 salariés, que je détaille dans mon guide sur l’effet levier du crédit immobilier.
PTZ + MaPrimeRénov’ : pour l’ancien avec travaux, le cumul est particulièrement intéressant. MaPrimeRénov’ finance une partie des travaux de rénovation énergétique (jusqu’à 70 000 € en parcours accompagné pour les ménages très modestes), tandis que le PTZ finance l’acquisition et les travaux restants. J’ai détaillé les barèmes actuels dans mon article sur MaPrimeRénov’ 2026.
PTZ + Éco-PTZ : oui, les deux prêts à taux zéro sont cumulables. L’éco-PTZ (jusqu’à 50 000 €) finance spécifiquement les travaux de rénovation énergétique, tandis que le PTZ couvre l’accession. Cumulés, c’est un montage redoutable pour acheter une passoire thermique et la rénover à moindre coût.
PTZ + Aides locales : de nombreuses collectivités proposent des aides complémentaires : prêts bonifiés régionaux, subventions communales, exonérations partielles de taxe foncière. La ville de Paris propose par exemple le Prêt Paris Logement (jusqu’à 39 600 € à 0 % pour un couple). Ces aides locales sont systématiquement cumulables avec le PTZ. Consultez votre ADIL départementale pour un inventaire exhaustif.
En revanche, le PTZ n’est pas cumulable avec un prêt conventionné classique (PC) sur le même logement, puisque le PAS est la version bonifiée du PC et qu’un seul prêt conventionné peut être adossé à l’opération.
Simulation concrète : combien rapporte réellement le PTZ sur 25 ans
Les chiffres abstraits ne parlent pas. Prenons un cas concret que je rencontre régulièrement dans les questions de mes lecteurs.
Profil : Céline et Julien, 32 et 34 ans, un enfant (foyer de 3 personnes). RFR 2024 : 42 000 €. Ils achètent un appartement neuf en zone B1 (agglomération de Nantes) à 280 000 €.
Calcul du PTZ :
- Revenu pondéré : 42 000 ÷ 1,7 = 24 706 € → tranche 1 en zone B1
- Plafond d’opération en zone B1 pour 3 personnes : 253 000 €
- Quotité tranche 1 : 50 %
- Montant du PTZ : 253 000 × 50 % = 126 500 €
- Durée : 25 ans dont 15 ans de différé total
Prêt complémentaire : 280 000 − 126 500 = 153 500 € à 3,20 % sur 25 ans (taux moyen constaté par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, T1 2026).
Pendant les 15 premières années : Céline et Julien ne remboursent que le prêt principal. La mensualité est d’environ 745 € (153 500 € sur 25 ans à 3,20 %). Sans PTZ, avec un emprunt unique de 280 000 € à 3,20 % sur 25 ans, la mensualité serait de 1 360 €. L’économie mensuelle est de 615 € pendant 15 ans.
De la 16e à la 25e année : le PTZ entre en remboursement. Mensualité PTZ : 126 500 ÷ 120 mois = 1 054 €. Total mensuel : 745 + 1 054 = 1 799 €. C’est plus élevé, mais le couple a eu 15 ans pour progresser dans sa carrière.
Économie totale d’intérêts : sur 25 ans, les intérêts évités sur les 126 500 € empruntés à 0 % au lieu de 3,20 % représentent environ 58 400 €. C’est l’équivalent de plus de 20 % du prix d’achat restitués au ménage. Pour comprendre l’impact global du crédit sur un investissement, je vous invite à consulter mon analyse de l’effet levier du crédit immobilier.
Erreurs fréquentes et motifs de refus à éviter
En quatorze ans de chronique immobilière, j’ai vu des dizaines de dossiers PTZ rejetés pour des motifs évitables. Voici les erreurs les plus courantes.
Erreur n°1 : se croire primo-accédant alors qu’on ne l’est pas. Vous avez été propriétaire de votre résidence principale il y a moins de deux ans ? Vous êtes exclu. Attention : la date retenue est celle de la vente effective (acte authentique), pas celle de la promesse. Un couple qui a vendu sa résidence principale le 15 mars 2024 ne redevient éligible qu’à partir du 16 mars 2026.
Erreur n°2 : utiliser le mauvais revenu fiscal de référence. Le RFR pris en compte est celui de N-2, mais en cas de baisse significative de revenus, c’est le revenu le plus favorable entre N-2 et N-1 qui s’applique. Beaucoup de candidats ignorent cette option et ne fournissent pas leur avis d’imposition le plus récent.
Erreur n°3 : sous-estimer la part de travaux dans l’ancien. Les 25 % de travaux doivent être réels et vérifiables. La banque demandera des devis détaillés, et les fonds sont débloqués sur présentation de factures. Gonfler artificiellement le poste travaux est un motif de déchéance du prêt. Pour un achat à 150 000 € tout compris, il faut au minimum 37 500 € de travaux documentés.
Erreur n°4 : oublier de vérifier la zone de la commune. Une commune peut être reclassée d’une zone à l’autre. Les plafonds et conditions varient considérablement. Pour consulter le zonage officiel, utilisez le simulateur de l’ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement).
Erreur n°5 : négliger le taux d’endettement global. Le PTZ ne génère pas de mensualité pendant le différé, mais la banque prend en compte le remboursement futur dans le calcul du taux d’effort. Avec un PTZ de 120 000 € à rembourser sur 10 ans après 15 ans de différé, c’est 1 000 €/mois qui s’ajouteront. Le dossier doit être viable sur toute la durée, pas seulement pendant le différé. C’est un point sur lequel les étapes d’un premier achat immobilier sont souvent mal anticipées.
Erreur n°6 : acheter une maison individuelle neuve en pensant qu’elle est éligible. Je le répète car la confusion persiste : depuis 2024, seul le logement collectif neuf ouvre droit au PTZ. Une maison neuve en VEFA dans un lotissement ne passe pas, sauf si elle fait partie d’un programme collectif (ce qui est rare).
À retenir
- Vérifiez votre éligibilité sur le simulateur officiel de l’ANIL avant tout engagement : zonage, RFR pondéré et condition de primo-accession y sont calculés automatiquement
- Pour maximiser le PTZ, privilégiez le cumul PAS + PTZ + Action Logement : ce triptyque permet de couvrir jusqu’à 100 % du coût d’opération avec des taux très bas
- Dans l’ancien, constituez un dossier de travaux solide avec devis détaillés représentant au moins 25 % du coût total, et visez un gain de deux classes DPE minimum
- Anticipez la fin du différé : simulez votre budget avec les mensualités complètes (prêt principal + PTZ) pour vérifier que votre taux d’endettement restera sous 35 %
- Consultez votre ADIL départementale pour recenser les aides locales cumulables avec le PTZ ; certaines subventions communales ne sont pas référencées en ligne
Questions fréquentes
Quels sont les plafonds de ressources pour le PTZ en 2026 ?
Les plafonds varient selon la zone géographique, la composition du foyer et la tranche de revenus. Pour un foyer de 4 personnes en zone A bis, le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 120 400 € (tranche 4, la plus haute). En zone C, ce même foyer est plafonné à 61 740 €. Le calcul se fait en divisant le RFR par un coefficient familial propre au PTZ (2 pour 4 personnes), puis en comparant le résultat aux seuils de tranche. C’est l’avis d’imposition N-2 qui fait foi, avec possibilité de retenir N-1 s’il est plus favorable.
Oui, depuis le 1er avril 2025, le PTZ est étendu à l’ensemble du territoire, y compris les zones B2 et C. En zone C, il finance l’achat d’un appartement neuf en collectif ou d’un logement ancien avec au moins 25 % de travaux. Les plafonds d’opération y sont plus bas (210 000 € pour 4 personnes) mais les prix d’achat le sont également, ce qui rend le dispositif particulièrement intéressant dans les petites villes et communes rurales.Le PTZ est-il accessible en zone C en 2026 ?
Oui, le cumul PTZ et MaPrimeRénov’ est non seulement autorisé mais recommandé pour l’achat d’un logement ancien avec travaux de rénovation énergétique. MaPrimeRénov’ subventionne les travaux (isolation, chauffage, ventilation) tandis que le PTZ finance l’acquisition et le solde des travaux. Le cumul avec l’éco-PTZ est également possible, ce qui permet de mobiliser trois dispositifs complémentaires sur une même opération de rénovation.Peut-on cumuler le PTZ avec MaPrimeRénov’ ?
La durée maximale est de 25 ans pour les ménages de la tranche 1 (les plus modestes), avec un différé de remboursement total de 15 ans. Pendant ce différé, aucune mensualité n’est due sur le PTZ. Pour les tranches 2 et 3, la durée est de 22 ans avec un différé de 10 ou 5 ans. La tranche 4, nouvellement créée, offre 20 ans sans différé. La durée effective dépend de la tranche de revenus dans laquelle vous vous situez.Quelle est la durée maximale du PTZ en 2026 ?
Non, la maison individuelle neuve reste exclue du PTZ depuis le 1er janvier 2024, et cette exclusion est maintenue en 2026. Seuls les logements neufs en habitat collectif (appartements) sont éligibles. Cette restriction s’inscrit dans la politique de lutte contre l’artificialisation des sols (objectif ZAN). En revanche, une maison ancienne avec au moins 25 % de travaux reste éligible au PTZ dans toutes les zones, y compris B2 et C.La maison individuelle neuve est-elle éligible au PTZ en 2026 ?
Le classement des communes en zones A bis, A, B1, B2 ou C est fixé par arrêté ministériel. Vous pouvez vérifier le zonage de votre commune sur le simulateur en ligne de l’ANIL (anil.org) ou sur le site du ministère du Logement. Attention aux reclassements : certaines communes ont changé de zone lors des révisions de 2024, ce qui modifie les plafonds d’opération et les conditions d’éligibilité. Votre banque et votre ADIL départementale peuvent aussi vous confirmer le classement.Comment savoir dans quelle zone PTZ se situe ma commune ?
Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.