Primopierre SCPI : rendement, avis et prix de la part

Dans cet article

  • Primopierre est une SCPI de bureaux gérée par Praemia REIM, avec une capitalisation d’environ 3,5 milliards d’euros, ce qui en fait l’une des plus grosses SCPI du marché français
  • Le prix de la part a été abaissé à 147,00 € au 1er janvier 2024, soit une décote cumulée de plus de 39 % par rapport au prix de souscription de 2022 (208 €)
  • Le taux de distribution affiché pour 2025 s’établit à 3,62 %, en rebond par rapport aux 0,10 % de 2023, année de crise pour le fonds
  • Le taux d’occupation financier (TOF) oscille autour de 82 à 85 %, un niveau inférieur à la moyenne du marché des SCPI de bureaux (environ 90 %)
  • La décote sur le marché secondaire atteint parfois 60 % et plus par rapport au dernier prix de souscription officiel, signe d’un déficit de confiance persistant
  • L’avenir de Primopierre dépend largement de la stabilisation du marché des bureaux franciliens et de la capacité de la société de gestion à céder les actifs les moins performants

J’ai suivi l’évolution de Primopierre depuis mes années aux Échos, époque où cette SCPI faisait figure de navire amiral du bureau francilien. Aujourd’hui, la situation est radicalement différente. Entre corrections de prix brutales, taux d’occupation en berne et marché secondaire disloqué, je vous propose une analyse complète, chiffrée et sans complaisance de cette SCPI qui cristallise toutes les tensions du marché des bureaux en France.

Qu’est-ce que Primopierre : fiche d’identité complète

Primopierre est une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) à capital variable, créée en 2008 et gérée par Praemia REIM France (anciennement Primonial REIM). Elle est classée dans la catégorie des SCPI de rendement, avec une stratégie d’investissement concentrée sur les bureaux en Île-de-France et dans les principales métropoles régionales.

Sa capitalisation, longtemps supérieure à 4 milliards d’euros, s’est contractée autour de 3,5 milliards d’euros après les baisses successives du prix de la part. Elle reste malgré tout l’une des cinq plus grosses SCPI du marché français par la taille de son patrimoine. La SCPI est agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui encadre l’ensemble des véhicules de placement collectif immobilier en France.

Analyser les bulletins trimestriels reste indispensable avant tout investissement en SCPI
Analyser les bulletins trimestriels reste indispensable avant tout investissement en SCPI

Quelques repères essentiels pour situer ce fonds :

  • Société de gestion : Praemia REIM France (groupe Praemia, ex-Primonial)
  • Date de création : 2008
  • Type : SCPI de rendement à capital variable
  • Thématique : bureaux (plus de 90 % du patrimoine)
  • Nombre d’associés : environ 50 000
  • Capitalisation : environ 3,5 milliards d’euros
  • Prix de souscription actuel : 147,00 € (depuis le 1er janvier 2024)
  • Minimum de souscription : 10 parts, soit 1 470 €
  • Délai de jouissance : 3 mois

Je souligne un point que beaucoup d’épargnants négligent : Primopierre est une SCPI mono-thématique bureau. Cette concentration sectorielle est à la fois sa raison d’être historique et la source principale de ses difficultés récentes. Pour comprendre l’intérêt de la diversification sectorielle, je vous invite à consulter mon guide sur la défiscalisation en SCPI.

Évolution du prix de la part Primopierre depuis 2019

L’évolution du prix de la part Primopierre constitue le sujet le plus sensible pour les porteurs de parts. Voici la chronologie factuelle des ajustements :

Date Prix de souscription Variation Événement déclencheur
2019 208,00 € Prix stable depuis 2017
2020 208,00 € 0 % Maintien malgré le Covid-19
2021 208,00 € 0 % Reprise post-pandémie partielle
2022 208,00 € 0 % Début de la hausse des taux directeurs
Juillet 2023 176,00 € −15,4 % Première correction post-remontée des taux
Janvier 2024 147,00 € −16,5 % Réévaluation des actifs bureaux
2025 147,00 € 0 % Stabilisation du prix
T1 2026 147,00 € 0 % Prix maintenu, marché secondaire toujours décoté

La baisse cumulée depuis le pic atteint donc −29,3 % sur le prix de souscription officiel. Mais la réalité est encore plus rude sur le marché secondaire, où les parts se sont échangées à des niveaux parfois inférieurs à 80 €, soit une décote de plus de 60 % par rapport au prix de souscription de 2022. Cette décote massive traduit un déséquilibre structurel entre vendeurs pressés et acheteurs attentistes.

Pour replacer cette baisse dans un contexte plus large, la Banque de France a documenté l’impact de la remontée des taux directeurs sur l’ensemble des actifs immobiliers tertiaires, avec des corrections allant de 10 à 30 % selon les segments entre 2023 et 2025.

Rendement historique et taux de distribution

Le rendement de Primopierre a connu des montagnes russes ces dernières années. Voici l’historique complet du taux de distribution (anciennement TDVM) :

Année Taux de distribution Dividende par part Commentaire
2019 5,92 % 12,32 € Rendement élevé, attractif
2020 4,00 % 8,32 € Impact Covid sur les loyers
2021 4,63 % 9,63 € Reprise partielle
2022 4,21 % 8,76 € Début de tension sur le marché
2023 0,10 % 0,18 € Année noire : provisions massives
2024 2,28 % 3,35 € Rebond modéré
2025 3,62 % 5,32 € Confirmation du redressement

L’année 2023 a été catastrophique : le taux de distribution est tombé à 0,10 %, un niveau qui signifie que les associés n’ont quasiment rien perçu. La société de gestion a dû constituer des provisions pour gros travaux et dépréciation qui ont absorbé l’essentiel des loyers encaissés.

Le rebond à 3,62 % en 2025 est encourageant, mais il faut le relativiser. Ce taux est calculé sur le nouveau prix de part à 147 €. En valeur absolue, le dividende de 5,32 € par part reste très inférieur aux 12,32 € distribués en 2019. Un investisseur qui a acheté au prix de 208 € et qui conserve ses parts perçoit un rendement effectif de seulement 2,56 % rapporté à son prix d’acquisition réel.

La vacance locative dans les bureaux franciliens pèse sur le taux d'occupation de Primopierre
La vacance locative dans les bureaux franciliens pèse sur le taux d’occupation de Primopierre

Je le répète à chaque analyse de SCPI : le taux de distribution seul ne veut rien dire sans le rapporter à la variation du prix de la part. Pour Primopierre, le rendement global (distribution + évolution du prix) est largement négatif sur la période 2022-2025.

Patrimoine immobilier : composition et localisation

Le patrimoine de Primopierre comprend plus de 120 actifs répartis principalement en Île-de-France. La répartition géographique et typologique révèle une concentration qui explique en partie les difficultés du fonds.

Répartition géographique :

  • Île-de-France : environ 75-80 % du patrimoine (La Défense, boucle nord, première couronne)
  • Grandes métropoles régionales : environ 15-20 % (Lyon, Bordeaux, Lille, Marseille)
  • International : moins de 5 %

Répartition par type d’actif :

  • Bureaux : plus de 90 % du portefeuille
  • Locaux d’activités et logistique : environ 5 à 8 %
  • Divers : le solde

Le taux d’occupation financier (TOF) se situe entre 82 et 85 %, un niveau préoccupant. À titre de comparaison, les SCPI de bureaux les mieux gérées affichent des TOF supérieurs à 92 %. Chaque point de vacance représente un manque à gagner direct pour les associés. Ce TOF dégradé s’explique par la transformation structurelle du marché des bureaux franciliens, accélérée par le télétravail et la réduction des surfaces occupées par les entreprises.

Praemia REIM a engagé un programme de cessions d’actifs vieillissants pour recentrer le portefeuille sur des immeubles plus récents et mieux situés. Cette stratégie de rotation est indispensable, mais elle prend du temps et se réalise dans un marché vendeur difficile pour les bureaux de seconde main.

Avis et analyse critique : forces et faiblesses

Après avoir décortiqué les bulletins trimestriels et les rapports annuels de Primopierre, voici mon analyse structurée :

Les points positifs :

  • Taille du portefeuille : la diversification par le nombre d’actifs (120+) offre une mutualisation du risque locatif
  • Société de gestion expérimentée : Praemia REIM gère plus de 30 milliards d’euros d’actifs et dispose de moyens conséquents
  • Rebond du rendement en 2024-2025 : le retour à un taux de distribution de 3,62 % montre une capacité de redressement
  • Prix de part stabilisé : l’absence de nouvelle baisse depuis janvier 2024 est un signal de plancher potentiel
  • Liquidité relative : malgré les tensions, la taille du fonds permet encore des échanges sur le marché secondaire

Les points négatifs :

  • Concentration excessive sur les bureaux franciliens : segment structurellement fragilisé par le télétravail
  • TOF insuffisant : 82-85 %, en dessous de la moyenne sectorielle
  • Perte en capital massive : −29,3 % sur le prix officiel, bien plus sur le marché secondaire
  • Historique de distribution erratique : le passage à 0,10 % en 2023 a durablement entamé la confiance
  • File d’attente en sortie : des parts en attente de rachat créent une pression baissière latente

Mon avis d’analyste est nuancé. Primopierre n’est pas un fonds en perdition, mais c’est un fonds qui paie le prix d’un positionnement trop concentré sur un segment en mutation profonde. Les investisseurs qui recherchent de la stabilité et de la diversification devraient regarder ailleurs ; ceux qui acceptent le risque d’un pari de retournement peuvent y trouver un point d’entrée intéressant au prix actuel.

Faut-il vendre, conserver ou acheter Primopierre en 2026 ?

C’est la question que me posent le plus souvent les lecteurs de L’Aurore Immo. Ma réponse dépend entièrement de votre situation :

Si vous êtes déjà associé et que vous n’avez pas besoin de liquidités : la vente au prix actuel du marché secondaire cristallise une perte considérable. Sauf besoin impérieux de trésorerie, conserver est probablement la stratégie la moins dommageable. Le rendement à 3,62 % sur le prix actuel permet de percevoir des revenus en attendant une éventuelle remontée du prix de part.

Si vous envisagez de vendre : sachez que le marché secondaire valorise les parts très en dessous du prix de retrait officiel. La décote peut atteindre 40 à 60 %. Avant de vendre à perte, évaluez si vous pouvez attendre 3 à 5 ans. Consultez le Code général des impôts, articles 150 U et suivants, pour comprendre le traitement fiscal de la moins-value éventuelle, qui n’est malheureusement pas imputable sur les revenus fonciers.

Évaluer sa situation personnelle avant de décider de vendre ou conserver ses parts de SCPI
Évaluer sa situation personnelle avant de décider de vendre ou conserver ses parts de SCPI

Si vous envisagez d’acheter : le prix actuel de 147 € intègre déjà une correction significative. Pour un investisseur averti qui croit à la résilience du bureau francilien à moyen terme, c’est un point d’entrée objectivement plus favorable qu’en 2022. Mais je ne recommande cette approche qu’à condition de :

  • Limiter Primopierre à 10-15 % maximum de votre poche SCPI
  • Avoir un horizon d’investissement d’au moins 8 à 10 ans
  • Accepter le risque d’une nouvelle baisse du prix de la part
  • Compléter avec des SCPI diversifiées comme Iroko Atlas ou Épargne Pierre Europe

Quel avenir pour la SCPI Primopierre ?

L’avenir de Primopierre est intimement lié à trois facteurs macro-économiques que je surveille de près :

1. L’évolution des taux d’intérêt. La BCE a amorcé un cycle de baisse des taux directeurs depuis 2024. Cette détente monétaire devrait progressivement soutenir les valorisations immobilières tertiaires, à condition qu’elle se poursuive. J’ai détaillé l’impact des décisions de la BCE sur le crédit résidentiel dans mon analyse des taux immobiliers d’avril 2026, et le mécanisme est similaire pour l’immobilier tertiaire.

2. La mutation du marché des bureaux. Le télétravail hybride (2 à 3 jours par semaine) s’est installé durablement. Les entreprises réduisent leurs surfaces mais exigent des immeubles plus qualitatifs, bien situés et certifiés sur le plan environnemental. Les actifs obsolètes de Primopierre, notamment en première couronne, risquent de rester durablement vacants.

3. La stratégie de Praemia REIM. La société de gestion a annoncé un plan de cessions ciblées et de rénovation des actifs conservés. Le succès de cette stratégie de repositionnement du portefeuille est la clé du redressement. Si Praemia parvient à céder les actifs les moins performants sans brader les prix et à réinvestir dans des immeubles de nouvelle génération, le redressement est possible à horizon 3 à 5 ans.

Les SCPI vont-elles remonter en 2026 ? Ma réponse est : pas toutes, et pas uniformément. Les SCPI diversifiées, européennes et investies dans la santé ou la logistique se redressent plus vite. Les SCPI de bureaux franciliens comme Primopierre auront besoin de plus de temps. Je table sur une stabilisation en 2026 et un début de remontée possible à partir de 2027-2028, sous réserve que les taux continuent à baisser.

Fiscalité des revenus Primopierre

Les revenus distribués par Primopierre sont soumis à la fiscalité des revenus fonciers. Voici le calcul complet que je recommande de faire avant tout investissement :

Régime micro-foncier (revenus fonciers bruts totaux inférieurs à 15 000 € par an) :

  • Abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus bruts
  • Le solde est ajouté au revenu imposable et soumis au barème progressif de l’IR
  • Prélèvements sociaux de 17,2 % en sus

Régime réel (obligatoire au-delà de 15 000 € de revenus fonciers, optionnel en dessous) :

  • Déduction des charges réelles (frais de gestion, travaux, intérêts d’emprunt si achat à crédit)
  • Imposition au barème progressif + prélèvements sociaux de 17,2 %

Exemple chiffré pour un investisseur dans la tranche à 30 % :

  • 10 000 € investis en Primopierre à 147 € = 68 parts (arrondi)
  • Dividende annuel estimé : 68 × 5,32 € = 361,76 € brut
  • Imposition (tranche 30 % + PS 17,2 %) = 361,76 × 47,2 % = 170,75 €
  • Revenu net après fiscalité : 191,01 €, soit un rendement net de 1,91 %

Ce calcul brut/net est fondamental. Un rendement brut de 3,62 % tombe à moins de 2 % net pour un contribuable dans la tranche à 30 %. Pour les tranches supérieures (41 % ou 45 %), le rendement net est encore plus faible. C’est pourquoi certains investisseurs préfèrent les SCPI européennes, dont les revenus de source étrangère bénéficient d’un traitement fiscal plus favorable. J’ai détaillé ce mécanisme dans mon analyse de la SCPI Épargne Pierre Europe.

Alternatives et comparaison avec d’autres SCPI

Pour replacer Primopierre dans le paysage des SCPI, voici un comparatif avec d’autres fonds que j’ai analysés :

SCPI Thématique TD 2025 Prix part TOF Zone géographique
Primopierre Bureaux 3,62 % 147 € ~83 % France (IDF dominant)
Iroko Atlas Diversifiée 7,10 % 200 € ~97 % Europe
Épargne Pierre Europe Diversifiée 6,26 % 200 € ~96 % Europe
SCPI Amundi (Edissimmo) Bureaux 3,15 % ~170 € ~87 % France / Europe
Log In Logistique 5,44 % 250 € ~95 % France / Europe

Le constat est limpide : les SCPI diversifiées et européennes affichent des rendements nettement supérieurs et des taux d’occupation bien plus solides. Primopierre se situe dans le bas du classement, aux côtés d’autres SCPI de bureaux traditionnelles comme Edissimmo. Je vous invite à consulter mes analyses détaillées sur Iroko Atlas, les SCPI Amundi et Log In pour approfondir la comparaison.

Pour un investisseur qui souhaite s’exposer au marché des SCPI en 2026, je recommande de privilégier la diversification sectorielle et géographique plutôt que de concentrer son allocation sur un seul segment. Les SCPI investies en logistique, santé et résidentiel européen offrent aujourd’hui un meilleur couple rendement/risque que les SCPI de bureaux franciliens. L’investissement en SCPI en usufruit peut également constituer une stratégie intéressante pour optimiser la fiscalité.

À retenir

  • Exigez toujours le calcul du rendement net après fiscalité (IR + prélèvements sociaux de 17,2 %) avant d’investir : le taux de distribution brut de 3,62 % tombe sous 2 % net pour un contribuable à 30 %
  • Vérifiez le taux d’occupation financier (TOF) dans le bulletin trimestriel : un TOF inférieur à 90 % est un signal d’alerte sur la qualité du patrimoine
  • Limitez Primopierre à 10-15 % maximum de votre allocation SCPI et complétez avec des fonds diversifiés sectoriellement et géographiquement
  • Si vous êtes déjà associé, ne vendez pas dans la panique sur le marché secondaire sauf besoin impérieux de liquidités : la décote de 40 à 60 % cristalliserait une perte considérable
  • Suivez les bulletins trimestriels de Praemia REIM pour évaluer l’avancement du plan de cessions et la remontée du TOF avant toute décision

Questions fréquentes


Qu’est-ce que Primopierre ?

Primopierre est une SCPI de rendement à capital variable créée en 2008 et gérée par Praemia REIM France. Elle investit principalement dans des immeubles de bureaux en Île-de-France et dans les grandes métropoles régionales françaises. Avec une capitalisation d’environ 3,5 milliards d’euros, c’est l’une des plus importantes SCPI du marché français par la taille de son patrimoine.

Quel est l’avenir de la SCPI Primopierre ?

L’avenir de Primopierre dépend de trois facteurs : la poursuite de la baisse des taux directeurs de la BCE (favorable aux valorisations immobilières), la capacité de Praemia REIM à céder les actifs obsolètes et à repositionner le portefeuille, et l’évolution du marché des bureaux franciliens face au télétravail. Je table sur une stabilisation en 2026 et un début de remontée possible à partir de 2027-2028.

Quelle est l’évolution du prix de la part Primopierre ?

Le prix de souscription est passé de 208 € (stable de 2017 à 2022) à 176 € en juillet 2023, puis à 147 € au 1er janvier 2024. Cette baisse cumulée de 29,3 % reflète la correction des valorisations des bureaux franciliens. Sur le marché secondaire, les parts se sont échangées avec des décotes encore plus importantes, atteignant parfois 60 % par rapport au prix de 2022.

Est-ce que les SCPI vont remonter en 2026 ?

Pas toutes, et pas au même rythme. Les SCPI diversifiées, européennes et investies en logistique ou santé se redressent plus rapidement. Les SCPI de bureaux franciliens comme Primopierre auront besoin de plus de temps. La baisse des taux directeurs de la BCE est un facteur de soutien, mais la mutation structurelle du marché des bureaux (télétravail, exigences environnementales) freine la reprise pour les fonds les plus exposés à ce segment.

Faut-il vendre ses parts de Primopierre en 2026 ?

Si vous n’avez pas un besoin urgent de liquidités, la vente au prix actuel du marché secondaire cristallise une perte très importante (40 à 60 % de décote). Conserver vos parts vous permet de percevoir un rendement de 3,62 % sur le prix actuel tout en attendant une éventuelle remontée. La décision dépend de votre horizon d’investissement et de votre capacité à supporter la perte latente.

Quels sont les frais de la SCPI Primopierre ?

Les frais de souscription de Primopierre s’élèvent à environ 9,2 % TTC du prix de souscription, ce qui est dans la moyenne haute des SCPI du marché. Les frais de gestion annuels sont d’environ 10 % HT des loyers encaissés. Ces frais réduisent le rendement effectif pour l’investisseur et allongent la durée de détention nécessaire pour amortir le coût d’entrée, généralement estimée à 8-10 ans minimum.


Arthur Lemoine
Arthur Lemoine

Arthur Lemoine est chroniqueur indépendant du marché immobilier français. Il a couvert l immobilier résidentiel aux Échos pendant sept ans, puis la fiscalité et l investissement à Challenges pendant sept autres années, avant de fonder L Aurore Immo en 2026 pour publier en indépendant. Il décrypte quotidiennement le marché sans partenariat, sans commission d agence et sans affiliation cachée.